Vincent Philippe :
EnduranceVincent Philippe : "La pole est une vraie surprise pour nous" Vincent Philippe, Freddy Foray et Anthony Delhalle ont placé leur Suzuki "vieillissante, mais préparée aux petits oignons" en pole position devant les balles de guerre que sont la nouvelle Kawasaki ZX-10R et l'épouvantail BMW S1000RR. Voici les commentaires des pilotes sur leurs qualifications et les enjeux de ce 75e Bol d'Or, qui marque aussi l'ouverture du championnat du monde d'Endurance. Vincent Philippe  : "Cette pole est vraiment une bonne surprise car ça fait un bail qu'on ne l'avait plus eue (la dernière au Bol remonte à 2008, ndlr). Depuis deux ans, avec la Superpole, c'était le chrono du pilote le plus rapide qui définissait la place de la moto sur la grille. On est revenu à la moyenne des temps des trois pilotes, ce qui représente mieux la valeur de l'endurance, et on voit que c'est très homogène. On a fait la petite partie du travail, maintenant il y a la course. Il ne faudra pas faire d'erreur car il y a cinq équipages capables de monter sur le podium à la régulière." Vincent Philippe vise aussi dimanche d'égaler le record de sept victoires au Bol d'Or, co-détenu par Dominique Sarron et Gustave Lefèvre. "J'ai 33 ans et c'est vrai que ce genre de record me tient à coeur, tout comme celui de remporter le Mans et le Bol la même année. Si j'y arrive cette année, tant mieux."
Freddy Foray : "On est vraiment là pour gagner, pas pour gérer le championnat. L'an dernier, on a commencé avec zéro points au Mans, mais on a quand même gagné le titre. Donc, l'objectif est clair : c'est la victoire."
Propulsé troisième pilote, alors qu'il était inscrit comme pilote de réserve, Anthony Delhalle a rempli parfaitement sa mission : "Je fais ce qu'on me dit de faire et ça s'est plutôt bien passé. Mais si j'étais resté quatrième pilote, je n'aurais pas roulé moins vite pour autant." Demain, après le warm up, Dominique Méliand annoncera qui, d'Anthony Delhalle ou Daisaku Sakai, sera choisi pour compléter l'équipage de course.

Seconde sur la grille de départ après avoir devancé de deux millièmes hier le SERT, la Kawasaki SRC n°11, qui avait gagné les 24H du Mans il y a tout juste un an, vise la victoire avec la toute nouvelle Kawasaki ZX-10R.
"On ne fait que les deux épreuves majeures (Bol d'Or et 24H du Mans), donc c'est clair qu'on est là pour gagner" précise Grégory Leblanc.
Mais la plus grande inconnue sera la fiabilité de cette nouvelle Kawasaki ZX-10R qui n'a encore jamais été testée sur 24 heures. Julien Da Costa : "Avec tout l'attirail de la version course, cette machine pèse 10 kilos de moins et fait 10 chevaux de plus que l'ancienne. Donc, forcément, elle est plus performante que celle de l'an passé. On a aussi trouvé des petits réglages qui font que la moto est confortable à piloter, tout en étant incisive et très légère dans les changements d'angle. En version course, la moto est très proche des temps de qualification qu'on a fait cet après-midi. La seule question que l'on se pose est si la fiabilité sera au rendez-vous car tout est neuf et nouveau dessus. Mais l'équipe est au top, on est très rapide en ravitaillement, comme sur la piste. Donc si on n'a pas de problèmes, on devrait être devant ou pas loin de la première place dimanche. "
Blessé lors de l'ouverture du championnat de France Superbike au Mans il y a quinze jours, Olivier Four va devoir serrer les dents : "ça va mieux de jour en jour, mais c'est certain que je ne suis pas à 100% et que c'est aussi à cause de moi qu'on n'a pas pu décrocher la pole. J'ai un peu mal partout, mais j'essaierai d'être le plus régulier possible en course."

Comme le SERT, la BMW Motorrad jouera l'ensemble du championnat du monde et il sera important de marquer de gros points, malgré des petits soucis de réorganisation après s'être séparé, il y a une semaine, du préparateur de la moto.
Sébastien Gimbert : "Le championnat est long et on montera en puissance au fur et à mesure des courses. Cette année, on a essayé de travailler un peu différemment : on sait que la BMW est une machine rapide et performante, mais on a essayé de la rendre la plus confortable possible car l'objectif est d'être sur le podium à l'arrivée. Mais on est trois pilotes homogènes, on a une super moto, de super pneus, et on vise aussi la gagne."
Erwan Nigon : "Les essais se sont plutôt bien passés et les chronos serrés reflètent, je pense, ce qu'il va se passer en début de course. Les trois-quatre premiers équipages sont très homogènes et la course sera longue, difficile, avec je pense de nombreux rebondissements. On espère que ça jouera en notre faveur."