Sylvain Guintoli : « Dés que je roule un peu plus vite, je sens que l’attaque revient »
Sylvain Guintoli : « Dés que je roule un peu plus vite, je sens que l’attaque revient » Depuis Donington, Sylvain a poursuivi sa convalescence. Nous l’avons rencontré à Assen pour faire le point avec lui. 
« Physiquement ça va mieux par rapport à Donington. J’ai fait des examens le lendemain de la course britannique. Il y a deux fractures à la main, mais ce n’est pas déplacé. C’était en train de guérir car ça faisait déjà un mois depuis l’accident. Ça fait mal, mais il n’y a pas de risque que ça se recasse, pas sur l’effort en tous cas.

« A cette main, il y a aussi des problèmes de tendons et de ligaments. J’ai les doigts tout gonflés. Je n’ai pas trop de force et c’est mon plus gros problème. 

« La cheville, comme je ne l’ai pas traité comme une fracture, ça n’a pas commencé à guérir. Il n’y avait aucun signe de guérison. J’ai donc fait un traitement pour que l’os prenne et que la guérison débute. 

« On aurait pu opérer tout de suite, mais opération plus vis, il faut quand même du temps pour se remettre. Et après il faut retirer la vis. On a donc décidé ensemble de laisser guérir naturellement. Je pense que c’est en train de fonctionner car ça me fait beaucoup moins mal qu’à Donington. Là bas, c’était une catastrophe.

« Ce week-end à Assen a commencé très lentement, mais ça va de mieux en mieux. Ce samedi matin je n’étais pas mal. J’étais 16e, mais à 0.9 du meilleur temps. C’est beaucoup mieux qu’à Donington où j’étais à 2 secondes, à l’arrêt. 

« Je ne suis pas à 100% mais il faut que je continue à me forcer. Dés que je roule un peu plus vite, je sens que l’attaque revient. Mais il faut d’abord que je reconstruise mon corps car ces motos bougent beaucoup. Quand ça commencer à louvoyer, à bouger, à se tortiller, à guidonner, avec les os cassés, ce n’est pas bon. »

Photo : Sylvain à Donington (image Liberty Racing)