Superstock : Le bilan et les espoirs de Michel Garnier
Superstock : Le bilan et les espoirs de Michel Garnier Ami de longue date de Maxime Berger, le chef d’entreprise bourguignon Michel Garnier a créé en 2009 sa propre équipe. Engagée en Superstock 1000 dés ses débuts avec des Yamaha R1, puis ensuite des BMW S 1000 RR, elle a terminé 5e de la Coupe FIM Stock 1000 avec 3 podiums il y a deux ans pour Sylvain Barrier, puis 6e avec 2 podiums en 2010 avec ce même Sylvain, dont l’interview est parue dans Sport-Bikes n°66. Michel Garnier, on vous connait assez peu au niveau du public. Qui êtes-vous, et quel est votre parcours professionnel ?
 
Je suis originaire de Brazey en Plaine en Bourgogne, j’ai 53 ans, et depuis 30 ans je suis entrepreneur dans le domaine de la récupération (collecte et recyclage) et je recommence une nouvelle activité de « dépollution et  de déconstruction automobile ».
 
Comment avez-vous connu Maxime Berger, bourguignon comme vous, et quelle est votre relation ensemble ?
 
Je connais  Alain, le papa de Maxime depuis nos jeunes années, la passion de la compétition moto nous à réuni. Ma relation avec Maxime est tout d’abord une grande amitié, nous avons beaucoup de choses en commun,  comme le respect, le travail et bien sûr la moto. Maxime sait faire la part des choses quand il est sur les circuits, il fait son travail avec détermination, il ne laisse rien au hasard et quand il rentre chez lui, il retrouve sa petite vie tranquille, sa famille et la pêche ! Encore un point en commun… Je suis très fier du parcours de Maxime, et très heureux de le voir accéder au SBK à 21 ans. Je serai sur le bord de la piste pour l’encourager.
 
Qu’est-ce qui vous a décidé à monter votre propre équipe, le « Garnier Racing Team Junior » ?
 
Depuis très jeune, je me rendais sur les circuits, et puis j’ai accompagné Maxime,  l’envie d’avoir un team était de longue date.
 
Pourquoi le choix de Sylvain Barrier en tant que pilote?
 
En fait, c’est  Martial Garcia qui m’a demandé en 2009 de faire confiance à Sylvain Barrier. Suite à ses blessures, Sylvain était sur la touche. Barrier à signé cette saison chez BMW Italie, il a déclaré en interview que c’est 100% mieux que dans mon Team. Je voudrais lui répondre : que  tout le monde sait bien que je n’aurai jamais les mêmes motos que BMW Italie ! Quand il dit qu’il faisait tout dans le team, je ne me souviens pas de lui avoir demandé de s’occuper des carénages. Oui,  je l’ai envoyé une fois en Allemagne avec mon fils récupérer des pièces, mais avec quatre motos détruites et douze carénages cassés, je pense qu’il pouvait me rendre ce service ! Je rappelle que ses saisons 2009 et 2010 ne lui ont coûté que le prix de l’engagement FIM ! Il ne faut pas qu’il crache dans la soupe, car je lui ai offert deux belles saisons. En 2010 il a disposé de  gros moyens techniques, et de mécanos performants, mais Barrier est souvent déstabilisé mentalement, on va souhaiter bonne chance à Serafino Foti…
 
Vous êtes passé en 2010 à la nouvelle BMW S 1000 RR. Pourquoi ? En êtes-vous content ?
 
Mon choix de passer à la BMW S 1000 RR s’est fait pour plusieurs raisons : son design agressif, sa puissance facile à exploiter, même si bien sûr la vitesse ne va pas sans maîtrise. J’ai confiance en la machine mais il faut de gros moyens techniques pour la faire rouler.
 
De quel support bénéficiez-vous au niveau de BMW en général, et de son importateur français en particulier ?
 
Je n’ai aucun soutien de BMW France, (sans commentaires) !
 
Combien vous coûte votre équipe, si ce n’est pas indiscret, et quelle est la part de votre investissement personnel et celle des sponsors ?
 
Une saison de 1000 Superstock coûte très cher, et je prends beaucoup de mon temps personnel. Un team se gère vraiment comme une entreprise, et cela nécessite du temps pour  convaincre, et je suis toujours à la recherche de partenaires.
 
Vous avez choisi une équipe technique très internationale, avec l’Australien Steve Martin comme coordinateur, le Britannique Barry pour la mécanique et l’Italien Alessandro pour les suspensions. Vous en êtes content ?
 
Je suis très content de mon équipe, leur travail est remarquable, l’ambiance est saine. Steve Martin aide les pilotes, Barry Stanley  et Alessandro  Fellini sont des professionnels de haut niveau. Deux mécanos vont renforcer l’équipe (Christophe et Franck) pour accompagner Randy Pagaud.
 
Comment voyez-vous l’avenir de votre équipe ?
 
J’espère continuer cette belle aventure le plus longtemps possible, mais cela n’est pas facile, car il faut beaucoup d’argent. Cette saison je fais rouler  Randy Pagaud, jeune pilote jurassien, plein de talent. Il écoute et travaille, et  je suis très heureux de le faire connaître et cela m’enthousiasme … Je remercie tous mes sponsors et amis."

A suivre sur le site du team.

Photos : Pers Racing