Comment le Shaun Muir Racing veut gagner avec Aprilia et Laverty
SBKComment le Shaun Muir Racing veut gagner avec Aprilia et Laverty Champion du British Superbike en 2015 avec Josh Brookes et Yamaha, le SMR a vécu sa première saison en mondial cette année avec des BMW, Brookes finissant finalement 14e et son coéquipier Karel Abraham 18e. L’an prochain, Shaun Muir s’associera à Aprilia, engageant Eugene Laverty et Lorenzo Savadori. Du côté de Noale, le Directeur technique du Groupe Piaggio Romano Albesiano était parfaitement clair en expliquant qu’il louait des Aprilia RSV4 Superbike à qui avait les moyens de les payer. En 2016, les résultats du Ioda Racing avec ces motos ont été à peine meilleurs que ceux du SMR, avec Savadori 10e et de Angelis (blessé) 13e. L’association SMR-Aprilia brillera-t-elle plus l’an prochain ? C’est ce qu’espère Mick Shanley, le team manager du SMR, dans une interview fleuve parue sur crash.net. En voici quelques extraits :
 
« La seule constante est la présence de Lorenzo Savadori qui pilotait une Aprilia cette année. Eugene connait parfaitement la moto, mais il sort de deux années en MotoGP avec des Bridgestone puis des Michelin, et donc des Pirelli l’an prochain. Il ne sera pas dépaysé au niveau de la moto, la RSV4 n’ayant pas été développée du tout depuis qu’il est parti fin 2014. Laverty s’est fantastiquement bien débrouillé en MotoGP, mais il est très difficile d’y avoir une des meilleures motos. Il préfère donc passer en Superbike avec des possibilités de meilleurs résultats.
 
« Aprilia fournit et paie les salaires de cinq mécaniciens, et fournit un support technique complet. Nous sommes responsables des motos, de la gestion et de la logistique.  Sur le plan technique, Aprilia s’occupe du développement et de l’électronique, et nous du reste.
 
« Lorenzo Savadori a très bien roulé cette année, terminant premier rookie alors qu’il venait juste du Superstock. Il s’est imposé comme leader de l’équipe Ioda Racing par défaut, de Angelis ayant été victime d’un terrible accident. Lors des essais, il semblait bien s’entendre avec Laverty, les deux réalisant des chronos à peu près identiques*.
 
*Résultats des tests de Jerez du 24 novembre :
1 Jonathan Rea-Kawasaki ZX-10R 1:39.739              
2 Chaz Davies-Ducati Panigale R 1:40.409 à 0.670 
3 Tom Sykes-Kawasaki ZX-10R 1:40.611 à 0.872
4 Alex Lowes-Yamaha YZF-R1 1:40.985 à 1.246
5 Lorenzo Savadori-Aprilia RSV4 RF 1:41.048 à 1.309
6 Marco Melandri-Ducati Panigale R 1:41.288 à 1.549
7 Leon Camier-MV Agusta F4 1:41.486 à 1.747
8 Eugene Laverty-Aprilia RSV4 RF 1:41.692 à 1.953
9 Michael van der Mark-Yamaha YZF-R1 1:41.830 à 2.091
 
« L’Aprilia n’a eu aucun développement depuis 2014. Nous aurons des mises à jour pour 2017. Le développement a débuté. Les motos que nous avons essayées à Jerez étaient des 2016, avec de nouvelles suspensions et des moteurs neufs. Nous construirons les nouvelles motos en janvier. Les gens d’Aprilia ont beaucoup de travail avec la MotoGP, mais leur grande expérience en mondial Superbike leur permettra d’améliorer la RSV4.
 
« Cette année était notre première saison en Championnat du Monde, une période de découverte et d’apprentissage. En British Superbike, on commençait à courir à Pâques à côté de chez nous. En mondial, on a débuté en février en Australie. Sur le plan logistique, c’était déjà plus compliqué. Nous avons maintenant nos repères pour chaque course du mondial.
 
« Nos résultats n’ont pas été extraordinaires en 2016 car Joshua Brookes avait, à mon avis, sous-estimé la difficulté. Il ne s’attendait pas à un tel rythme. Par exemple à Donington, il tournait 1,5 seconde plus vite qu’en 2015 quand il a été champion BSB, mais cette année en mondial il se battait pour la 12e place. Karel Abraham n’a jamais eu confiance dans le Pirelli avant, alors qu’il venait de la MotoGP et d’un Bridgestone antérieur très différent.
 
« En 2017, on sera là comme tout le monde pour essayer de gagner des courses et de remporter le Championnat du Monde. Notre but est de nous développer et d’atteindre le niveau des top teams, d’être compétitif et de jouer devant. Si Eugene a quitté volontairement les GP alors qu’il aurait pu y rester, ce n’est pas pour faire de la figuration ici. Il a terminé deuxième du WSBK en 2013, et il y revient pour une bonne raison ».
 
Photo : Eugene Laverty sur la Milwaukee Aprilia à Jerez (© worldsbk.com / Dorna)