Rossi chez Ducati : Interview du Président
Rossi chez Ducati : Interview du Président

C’est officiel désormais, Valentino Rossi sera bien chez Ducati pour les deux années à venir. Mais jusqu’à la fin de son contrat avec Yamaha (31 décembre 2010), Rossi ne pourra pas s’exprimer sur les Rouges (toutes les interviews en tête à tête ont été annulées pour cette saison). Si Yamaha est fairplay, Rossi devrait faire ses premiers tours de roues sur la Desmosedici juste après le dernier GP de la saison, à Valencia. Sinon, ce sera comme pour son passage de Honda à Yamaha en 2004 où il avait dû attendre la fin de l’année 2003 et donc de son contrat pour pouvoir essayer sa nouvelle moto lors des premiers essais de janvier. En attendant, voici l’interview du Président de Ducati, Gabriele Del Torchio.

Qu’est-ce qui a été l’élément principal qui a convaincu Rossi d’aller chez Ducati ?

Sans nul doute Filippo Preziosi, le concepteur de la Desmosedici, qui s’est toujours très bien entendu avec Valentino. Ce sont deux grands passionnés de moto et deux personnes très compétentes : C’est sur ce fondement que nous construirons notre collaboration.

Est-ce que Valentino pourra essayer la Desmosedici à Valencia, juste après le dernier GP de la saison ?

Je ne peux pas répondre à cette question, car c’est une décision qui revient à Yamaha. J’espère que Yamaha nous donnera le feu vert, comme nous l’avons donné à Stoner pour essayer la Honda juste après la fin de la saison.

Quand ont commencé les premières discussions avec Valentino ?

C’est une longue histoire, qui a commencé il y a plusieurs mois. Nous nous sommes mis daccord en juin, mais ça n’a été signé qu’il y a deux jours. C’est pour cela que nous avons attendu jusqu’à aujourd’hui pour l’annoncer.

La présence de Rossi chez vous va augmenter la pression et la responsabilité de gagner : il est possible qu’on dise que si Rossi gagne, c’est grâce à lui, mais que s’il perd, c’est à cause de Ducati.

Déjà, je croise mes doigts car il est trop tôt pour dire si nous allons tout de suite gagner le titre. Mais je vois cette collaboration comme un nouveau challenge. Désormais, nous partagerons le même destin. Si nous gagnons, ce sera ensemble, si nous devons perdre, ce sera aussi ensemble. Mais la seconde option n’est pas envisagée pour le moment (rires).

Hayden sera le second pilote ?

Nous discutons avec Nicky, mais oui, nous aimerions qu’il reste avec nous.

Est-ce que Rossi arrivera avec l’équipe technique de Jeremy Burgess ?

C’est encore trop tôt pour le dire. C’est Rossi qui prendra la décision.

La Desmosedici a la réputation d’être à l’inverse de la Yamaha et difficile à piloter. Etes-vous prêts à changer complètement la moto ?

Il y a un adage qui dit que ce que l’on voit n’est pas toujours le reflet de la réalité. Je pense que Nicky Hayden a prouvé qu’on pouvait s’adapter à cette machine et que toutes les améliorations que nous lui avons apporté montrent aujourd’hui que c’est une machine plus facile à piloter.

Que se passera-t-il après le contrat de deux ans ?

Nous n’avons pas fixé de plans après ces deux ans, ça dépendra aussi de ce qu’il se passe pendant ces deux années. Mais deux ans, c’est une bonne période pour bien se connaître et pour atteindre ensemble nos objectifs. Après, on verra.

Quel est le montant du contrat et quels moyens allez-vous mettre en jeu ?

Nous ne pouvons pas vous le dire. Ce n’est pas une question d’argent, c’est une question de confiance, la confiance que nous avons en Valentino pour développer et faire gagner notre moto. Nous mettrons tous les moyens possibles pour gagner. Tout ce que nous pouvons dire, c’est que nous remercions nos sponsors de nous avoir permis de réaliser cela (Phillip Morris, Generali, etc).