MotoGP Assen : Et de 100 !
MotoGP Assen : Et de 100 ! Valentino Rossi n’a pas bossé pour rien. Il a pu, dans son tour d’honneur, dérouler sa banderole de plusieurs mètres retraçant ses 100 victoires en Grands Prix. Comme souvent, Dani Pedrosa prend le meilleur départ, devant Rossi, Stoner, Vermeulen, Edwards et Lorenzo. Mais rapidement, Stoner passe en tête, suivi de Rossi. Ce dernier s’empare à son tour du commandement dans le 2e tour.

Au 4e tour, ne voulant pas laisser partir Rossi, Lorenzo se débarrasse proprement de Dani Pedrosa, puis de Casey Stoner. Quelques instants plus tard, Dani Pedrosa part à la faute. Quelques tours plus tard, c’est au tour de son coéquipier d’abandonner : Dovizioso occupait alors la 4e position. Chou blanc pour les Repsol boys.

Les écarts en tête se stabilisent alors selon le classement suivant : Rossi 1er, Lorenzo 2e, Stoner 3e, Edwards 4e, Vermeulen 5e… Derrière, en revanche, c’est la foire à l’empoigne entre un groupe de six pilotes. Hayden, De Puniet, Toseland, Capirossi, Kallio, Elias et De Angelis se livrent une bataille splendide. De Puniet et Capirossi partent même à la faute dans la rapide chicane de Rushenshoek, mais recollent très vite au groupe. Les positions changent à chaque tour, voire à chaque virage. Et les caméras ont abandonné la course ennuyeuse de tête (Rossi a 3 secondes d’avance sur Lorenzo, qui en a 12 sur Stoner), pour se focaliser sur cette baston d’enfer.

A l’entame du dernier tour, l’ordre est le suivant : Kallio, Toseland, Elias, De Puniet, Capirossi, Hayden. A l’arrivée, c’est Toseland, De Puniet, Elias, Hayden et Capirossi. Le malheureux et méritant Mika Kallio a chuté dans la dernière longueur.

Valentino Rossi (1er) : "C'est un moment de ma vie que je n'oublierai jamais. Merci à tous mes gars dans le box et particulièrement Jerry Burgess, à Yamaha, à mes amis, à ma famille pour me donner cette motivation et m'aider à me concentrer. J'ai encore besoin de plusieurs saisons pour égaliser le palmarès d'Ago (122 victoires), mais il y a encore de belles bagarres à se livrer avec mes adversaires."

Randy de Puniet (7e) : « Ce n’était pas facile, sans ce départ pourri, je pense que j’aurais pu me battre avec Vermeulen (5e, ndlr), et éviter de prendre autant de risques dans le groupe où j’étais. J’ai buté un moment derrière Hayden, et Toseland en a profité pour passer. Puis j’ai tiré tout droit à la chicane, ensuite Elias m’a percuté. Au final, je termine 7e, juste derrière Toseland et c’est pas mal. Faut continuer sur cette lancée. »