MotoGP : L'Aprilia CRT sera vendue, et non louée
MotoGP : L'Aprilia CRT sera vendue, et non louée Voici le grand retour des motoristes en MotoGP. Après n'avoir eu depuis des années que le droit de monter les moteurs dans le cadre, sans jamais les ouvrir, les motoristes vont enfin pouvoir s'en donner à cœur joie. Gino Borsoi, le directeur de la gestion sportive de l'équipe Aspar explique : "Les motos sont la propriété de l'équipe et je peux faire avec ce que je veux, parce que c'est le concept CRT qui est quelque chose de très clair." On n'en a donc fini avec le concept de location qui n'a jamais été très sain. Hervé Poncharal, président de l'IRTA (International Racing Team Association) l'association des équipes de Grand Prix, ne déclarait-il pas sur ce site "On balance des millions d'euros pour avoir une moto à notre disposition d'avril à novembre, sans avoir le droit d'intervenir techniquement dessus" ?
 
Le vice du système de location a été illustré par le naufrage de la catégorie 250, quand Aprilia s'est mis à louer pour plus d'un million d'euros une bicylindre deux-temps plus évoluée qu'une TZ, certes, mais pas beaucoup plus. Et comme il fallait cette moto pour être champion du monde, le constructeur italien en a bien profité. Tellement d'ailleurs que la catégorie 250 a sombré.
 
Si maintenant on parle d'achat, le prix d'1,3 million d'euros entendu ici et là pour la RSV4 semble plus justifié. Oui, il faudra sortir cette somme, mais il sera possible de revendre la moto environ 1 million en fin de saison. Peut-être un peu moins car il faudra pour l'année suivante, selon le règlement, 12 moteurs (neufs, logiquement).
 
Selon Borsoi, le cadre sera prototype. Avant d'ajouter qu'il sera fait par le fabricant actuel des cadres Superbike pour gagner du temps. Genre un cadre Superbike un peu modifié ? Pour Gino, la RSV4 n'est pas l'épouvantail de la catégorie : "En ce moment l'Aprilia a une longueur d'avance quand il s'agit de l'électronique par rapport aux autres, mais c'est le seul avantage." Il a certainement raison, car l'exemple d'Aprilia en matière d'inspiration Superbike devrait motiver les autres concurrents. Gresini a probablement déjà téléphoné chez Ten Kate pour savoir combien coûterait un moteur de Fireblade WSBK. Quant à Suter, il n'a pas besoin d'expliquer à BMW ce qu'est un moteur Superbike, si le constructeur allemand décide de le soutenir efficacement en 2012.
 
Source : Jose G. Maroto pour Motociclismo.es
 
Photo : Jorge Martinez et Gino Borsoi (© PSP Stan Perec)