GP du Qatar : Michelin, the french kiss
MotoGPGP du Qatar : Michelin, the french kiss
Après l’arrivée, Jorge Lorenzo a clairement affiché son affection pour son Michelin arrière en l’embrassant dans le parc fermé.
Plus tard, lors de la conférence de presse, il expliquait son ressenti sur les gommes MotoGP 2016 du manufacturier français, éprouvées pour la première fois en course aujourd’hui, et qui lui ont permis de battre enfin le record du tour en course établi par Casey Stoner en 2008.
 
"Finalement, le nouveau Michelin avant apparu il y a quelques temps lors des tests nous permet de freiner quasiment comme avec le Bridgestone – pas tout à fait, mais presque, explique le vainqueur du premier GP de la saison. Le pneu arrière est très bon, avec beaucoup de traction. Il s’use d’une façon différente des Bridgestone. Il faut glisser un peu plus et piloter avec davantage de précision à la poignée de gaz tout au long de la course. Mais au final, les chronos sont très proches [de ceux réalisés avec les Bridgestone], pas comme lors des premiers tests."
 
Il est en effet intéressant de noter que malgré ces nouveaux pneus en 17’’ et l’avènement de l’électronique unique – jugée cheap par certains acteurs du paddock, moins par d’autres (lire le dernier numéro de Sport-Bikes) – Lorenzo a bouclé les 22 tours de course du GP du Qatar 2016 en 42’28.452, quand son homologue 2015 – son coéquipier et grand ami Valentino Rossi – les bouclait en 42’35.717 (42’30.839 cette année).
 
Rapporté sur un tour, l’écart en course entre Rossi sur Bridgestone en 2015 et Lorenzo sur Michelin en 2016 (en tenant compte, bien entendu, de toutes les autres évos apparues entre temps sur les machines) se situe ainsi à - 0.330 en faveur des gommes françaises. Une différence non négligeable et de bon augure pour la suite des événements.
 
Photo : PSP Swiderek / Jagielski