Danilo Petrucci réussit à faire entrer en courbe la Ducati GP17
MotoGPDanilo Petrucci réussit à faire entrer en courbe la Ducati GP17 Gigi Dall’Igna a décidé que pour 2017, chacun des teams satellites Ducati (Aspar, Pramac et Avintia) disposerait d’une Desmosedici 2017 pour le pilote de pointe et d’une autre machine pour le deuxième pilote. Si l’attribution des motos fut facile chez Jorge Martinez et Antonio Martín Jiménez, par contre Paolo Campinoti décida que la GP17 irait au mieux placé de ses deux pilotes en fin de championnat. Danilo Petrucci et Scott Redding sortirent immédiatement les couteaux. Le combat de rue qui s’ensuivit laissa quelques traces sur les carénages, surtout quand l’Italien percuta l’Anglais en Aragon, les deux ne marquant aucun point. Dire que Redding était furieux serait un euphémisme. Quatre batailles plus tard, la guerre se termina à Valence, Petrucci finissant 14e du championnat avec 75 points, devant Redding 15e avec 74. Pour 1 seul point, le policier italien avait devancé le résident andorran.
 
Danilo manqua les tests de Valence en raison d’un regrettable contretemps d’ordre familial, puis put faire connaissance avec sa nouvelle monture à Jerez. Il s’adaptait rapidement, tout en gardant son style composé de freinages tardifs et d’accélérations agressives, puis améliorait l’entrée en courbe en rapprochant la roue avant du moteur, une modification suggérée par Andrea Dovizioso auparavant lors des tests de Valence.
 
« J'ai trouvé quelque chose de nouveau en matière de freinage et d’accélération, expliquait Petrux. J'ai également travaillé vraiment beaucoup sur moi et mon style de pilotage. J'ai utilisé ces deux jours à Jerez, non pas pour faire un chrono sur un tour comme tout le monde, mais pour terminer cette année avec une bonne sensation sur la moto. Cette saison, avec ma blessure, je n'ai jamais trouvé une très agréable sensation. Bien sûr nous devons travailler, et surtout je veux voir comment Lorenzo et Dovizioso utilisent cette moto. »
 
Pour Petrucci, lors de la première journée d’essais à Jerez, « nous avons trouvé quelque chose de bien en mettant la roue avant un peu plus près du moteur. Le premier jour, nous avons fait une erreur car quand j'ai commencé tôt le matin avec un pneu médium, mais nous avons supposé que c'était un tendre. Donc, dans la première partie de la séance je me sentais toujours comme sur une piste trop froide. Ensuite nous avons découvert que la roue était équipée d’un médium et non d’un tendre.
 
« Cette année, je ne pouvais jamais être très agressif sur les freins. Puis lors de ces tests de fin de saison, j'ai trouvé quelque chose qui permettait d'utiliser le frein jusqu'au dernier moment, de le relâcher et de laisser tourner la moto. Et ça améliorait même l'accélération et la traction dans le virage. Comme j'ai la main lourde, j'accélère très fort et très vite, et je freine très fort, et avec ma GP15 il n'était pas possible de freiner très fort, parce que je perdais toujours l'arrière ou l’avant. Quand j'accélérais dans un virage, j'étais toujours trop fort sur la poignée de gaz. A Jerez, j’ai travaillé sur moi-même, pour être plus doux, relâcher le frein dès que possible, et surtout j'ai trouvé une très bonne sensation en rentrant dans le virage sans freiner.
 
« Je ressens toujours l’avant très léger, mais je constate que cet avant est en contact avec le sol, donc je vais au-delà de ma sensation, et comprends que la limite est plus loin que je ne l’estimais. Cette sensation – l’avant très, très léger à l'intérieur du virage - est maintenant pour moi tout à fait normale. J’en suis heureux parce que je dois progresser et trouver une sensation avec le Michelin que je n'avais pas cette année. »
 
Photo : Danilo Petrucci lors des tests (© Pramac)
Source : crash.net