MotoGP : 2 pneus de moins, 2 kilos de plus
MotoGP : 2 pneus de moins, 2 kilos de plus
Si la grande nouvelle du récent changement de règlement publié par la FIM est bien sûr l’acceptation des 1000 en 2012, il y a également quelques points intéressants.
Le nombre de pneumatiques par week-end passera ainsi dés 2010 de 20 à 18, soit 8 pour l’avant et 10 pour l’arrière. Bridgestone rentabilise son investissement, mais la moyenne des temps au tour était déjà moins rapide en 2009 qu’en 2008 et on voit mal comment les chronos vont s’accélérer avec 2 pneus de moins, 2 kg de plus et 6 moteurs pour l’année. Au niveau du poids, cure d’embonpoint au programme, les machines de MotoGP passant de 148 à 150 kg (pour les 4 cylindres, évidement).
 
6 moteurs, mais après ?
Il a été confirmé que chaque pilote disposerait de 6 moteurs pour 18 courses. La grosse modification vient de la pénalité appliquée en cas d’usage d’un moteur supplémentaire. En 2009, le pilote devait partir du fond de grille et il y avait une pénalité en points, supprimée pour 2010. Ce qui change, c’est que si le pilote utilise un moteur supplémentaire pendant la course (flag to flag, par exemple), il devra effectuer un ride through. Si par contre il le change avant la course, il devra prendre le départ depuis la voie des stands, 20 secondes après les autres. Ce qui veut dire que si plusieurs pilotes doivent changer de moteur pour le dernier GP, ce qui est loin d’être impossible, on risque d’avoir deux ou trois pilotes sur la grille… et tous les autres qui partent ensemble des stands 20 secondes plus tard !
 
Toujours plus d’électronique
Certains matériaux très chers sont maintenant interdits, comme le MMC (ou Metal Matrix Composite) et le FRM (ou Fibre Reinforced Metal) pour limiter les coûts. C’est le cas également pour les sondes de température de pneus, les transmissions automatiques et les suspensions pilotées par électronique. Par contre, à la déception de pas mal de pilotes et d’amateurs de compétition, l’électronique embarquée ne diminuera pas, au contraire. Les constructeurs développent en course leurs anti-patinages et autres systèmes d’assistance à la conduite installés ensuite sur les motos de série. C’est pour eux très importants et ils refusent absolument de faire marche arrière. On en serait presque nostalgique de l’époque où c’était la Fédération internationale qui faisait les règlements, et non les constructeurs. Ou l’heure va-t-elle bientôt arriver de créer un championnat avec des motos dépourvues d’électronique ?
 
Photo copyright Dorna / motogp.com