Maxime Berger : ''La poignée de gaz électronique, c'est comme sur les motos électriques pour les enfants de 2 ans''
Maxime Berger : ''La poignée de gaz électronique, c'est comme sur les motos électriques pour les enfants de 2 ans'' Vice-champion Superstock 1000 l'an dernier, le pilote bourguignon passe en ce début de saison de la moto de série à la moto de course. Tout est nouveau, de l'électronique aux réglages multiples de partie-cycle, en passant par les pneus slicks.
"Tout s'est bien passé, estime Maxime, j'ai pu rouler pendant 3 jours pour bien préparer la saison. Le premier jour, il y a eu un peu de soleil et pas de pluie, on a pu rouler toute la journée sur le sec. Je disposais du système "ride-by-wire" dont une des motos venait d'être équipée. La dernière fois à Cartagene, j'ai roulé sans ce système-là, seulement avec l'accélérateur à câble. 

"La première journée, on a travaillé pour trouver un bon angle de chasse. On peut tout changer sur ces motos ! On a également choisi un setting qui me soit approprié. En fin de journée, j'ai fait quelques tours avec ce système ride-by-wire, qui est également tout nouveau pour le team. Donc il faut qu'ils s'y habituent, qu'ils voient comment ça marche au niveau de l'ordinateur, qu'ils mettent ça au point, et que moi je m'habitue aussi à la poignée électronique. Ça surprend : c'est comme la poignée d'une moto électrique pour les enfants de 2 ans ! Ni plus, ni moins, alors ça fait un peu bizarre au début. C'est un potentiomètre en fait, mais ça ne durcit pas. C'est curieux.

"On a testé ensuite des pneus plus soft. J'avais alors un peu plus de grip, mais je suis tombé peu après en panne d'essence. Bon, c'est la première panne d'essence, ce n'est pas grave. Et puis il faut mieux que ça arrive maintenant plutôt qu'en course.

"Le deuxième jour, le temps a complètement changé. Il a commencé à pleuvoir. Mais pour moi c'était plutôt positif car l'année dernière je n'étais pas très fort sous la pluie. Là, apprendre la moto sous la pluie dans des conditions difficiles était parfait. Ça m'a permis d'acquérir de l'expérience sur le mouillé et de travailler avec le traction control. J'avais un petit peu de mal à le faire déclencher sous la pluie, car le but c'est quand même qu'il marche quand la moto glisse. 

"Toute la journée, j'ai roulé avec une des motos équipée du système ride-by-wire, et l'autre du système à câble que j'ai utilisé les ¾ du temps. J'ai terminé l'après-midi avec le ride-by-wire : bon feeling, ça ne s'est pas trop mal passé, on a même ajusté le système parce que je trouvais que la moto était un petit peu trop violente quand je prenais les gaz. 

"La troisième journée, la météo a rendu la situation vraiment difficile car il pleuvait par intermittence et par endroits. Par exemple il pleuvait, puis venait le soleil, puis le vent, la moitié de la piste séchait, puis il repleuvait, de préférence sur la moitié du circuit… Mais j'ai vraiment bien apprécié car je n'ai pas du tout d'expérience avec les pneus slicks. Maintenant je les connais mieux. On n'a pas testé les pneus intermédiaires, on a tourné uniquement soit en slicks, soit en pluie. A un moment de l'après-midi, le circuit était moitié humide moitié sec, j'ai continué de rouler avec les pneus slicks pour avoir le feeling sur piste humide. 

"Bonnes journées. Ça ne s'est pas trop mal passé. J'ai fait 126 tours en 3 jours et ça fait quand même du bien ! Maintenant je me dirige vers Motorland Aragon où Guintoli et Smrz vont rouler aussi."

Photo : Maxime Berger (photo Supersonic)