Marco Simoncelli menacé de mort
Marco Simoncelli menacé de mort Le simple accrochage entre Dani Pedrosa et Marco Simoncelli au Mans aurait pu, aurait dû, rester un incident de course. Mais la boule de neige de la haine a commencé à rouler sur la pente pour devenir aujourd'hui une avalanche qui prend la forme de menaces de mort espagnoles formulées à l'égard du pilote italien. 
Sauf erreur, c'est la première fois dans l'histoire de la compétition moto qu'un pilote est menacé de mort. Il s'agit d'une menace prise tout à fait au sérieux par la police espagnole, et que Fausto Gresini, le patron de l'équipe de Simoncelli, a confirmé à l'agence ibérique Ansa. 

Le petit incident qui a eu lieu en piste prend une importance totalement hors de proportion. Vouloir tuer quelqu'un parce qu'il a involontairement cassé la clavicule de quelqu'un d'autre ? L'équipe de Fausto Gresini a publié un communiqué, dont semble-t-il la rédaction est l'œuvre d'un avocat plutôt que d'un attaché de presse. En voici un extrait développant le point de vue du pilote italien.

Marco Simoncelli : "J'ai eu le temps pendant les deux dernières semaines de penser à la course du Mans. Je suis toujours déçu de ce qui est arrivé à Dani et j'espère qu'il a récupéré de sa blessure pour ce week-end. Je suis également déçu pour Honda qui n'a pas pu fêter quatre motos aux quatre premières places au Grand Prix de France. En réfléchissant, j'ai compris où j'étais allé dans le mauvais sens et dans le futur j'essaierai à certains moments d'évaluer la situation et d'être un peu plus prudent. Je sais que je ne recevrai certainement pas des applaudissements nourris ("standing ovation") à Barcelone, mais j'espère que si je suis critiqué ce sera de manière civilisée, et non de la manière avec laquelle c'est arrivé dans d'autres sports dans le passé. Quoi qu'il en soit, je veux laisser cette controverse derrière moi, monter sur ma moto et commencer à préparer une course pour laquelle je suis sûr l'équipe et moi-même avons le potentiel de bien faire."

La police espagnole comme la Dorna prennent la menace au sérieux et émanant non pas d'un groupe organisé, mais d'un individu dérangé mentalement. Si le risque n'est pas énorme, il n'en est pas moins réel. Rappelez-vous de John Lennon. 

Source : Agence Ansa

Photo : Marco Simoncelli au Grand Prix de France (Marc Robinot © PSP)