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Vous placez bien votre roue avant sur votre emplacement sur la grille, sans mordre la ligne blanche (attention aux départs volés). Pied droit par terre, pied gauche sur le repose-pied. Dès que le commissaire devant vous avec le drapeau rouge sort de la piste, vous enclenchez la première. Vous visualisez le feu. Lorsque le rouge s’allume, vous faites monter votre régime moteur à 9 ou 10 000 tr/mn. Freinez bien de l’avant pour enfoncer la fourche, bras fléchis pour charger l’avant et anticiper le wheeling. Vous faites « mordre » l’embrayage (toujours en freinant fort de l’avant pour que la moto n’avance pas). Feu vert ! Lâchez l’embrayage d’un coup (mais gardez deux doigts dessus), gaz en grand. Quand l’embrayage « colle » et que la moto commence à cabrer, reprendre un petit peu l’embrayage et le faire cirer, tout en restant accéléré à fond, pour garder la roue avant à 5 cm du sol maxi. Faites tirer la 1ère à fond (voire même jusqu’au rupteur) avant de passer la 2e. Comme vous partez d’un départ arrêté dans la ligne droite, vous allez arriver moins vite que d’habitude dans le premier virage : vous allez donc freiner plus tard, voire pas du tout s’il s’agit d’une courbe rapide. Dans ce cas de figure, il est souvent plus profitable de passer à l’exter, car tout le monde se jette à l’inter. Si le premier virage est une épingle, attention à l’effet « entonnoir » : on serre les fesses et on essaye d’aller là où il y a le moins de monde ! Quoi qu’il en soit, n’hésitez pas à laisser passer 2-3 excités pour éviter l’accrochage : s’ils rentrent trop forts, ils ressortiront mal du virage et vous pourrez éventuellement les repasser à la sortie.
MISES EN GARDE & CONSEILS UTILES
Allez voir les départs des courses précédentes (s’il y en a avant la vôtre !) pour repérer le temps (comptez les secondes) entre le feu rouge et le feu vert. En général, c’est toujours le même… si le directeur de course n’est pas un mauvais farceur !
Un bon départ peut faire gagner 1 ou 2 lignes. Mais l’inverse si vous le loupez. D’où l’importance du départ, par rapport aux qualifications où vous devrez prendre beaucoup plus de risques pour gagner une seconde et éventuellement une ligne.
N’ayez crainte, même sur une 1000cc de 180 ch, lâcher l’embrayage en mettant les gaz à fond, moto arrêtée, ne peut pas causer un retournement de la moto. Cela la fera juste bondir afin de grappiller des places facilement ! C'est seulement quand la moto atteint 30-40 km/h et que l'embrayage commence à « coller », qu’il fait cabrer la moto progressivement. C’est à ce moment-là qu’on reprend l’embrayage et qu’on le fait cirer pour atténuer le wheeling.
Pour un départ sous la pluie, partez davantage sur le couple, c’est-à-dire moins dans les tours afin d’éviter de faire patiner la roue arrière.
Travaillez vos départs lors des séances d’essais, mais évitez d’en faire 2-3 d’affilée au risque de griller votre embrayage. Faites-en un par exemple en début de séance, à la sortie des stands (après vous être assuré que vous ne gênez personne), puis un en fin de séance, après être passé sous le drapeau à damiers et juste avant de rentrer aux stands (là aussi après vous être assuré que vous ne gênez personne).

