Le circuit de Pau-Arnos par Olivier Four
Le circuit de Pau-Arnos par Olivier Four Olivier Four, champion de France Supersport 2008, nous livre les secrets du circuit de Pau. STATISTIQUES PISTE :
-    longueur : 3 030 m
-    nbre virages à gauche : 5
-    nbre virages à droite : 7

RECORD DU CIRCUIT :
1’19’’6 (Adrien Morillas, 250cc)

COORDONNEES CIRCUIT
-    Tél/Fax : 05 59 77 11 36
-    E-mail : info@circuit-pau-arnos.fr
-    Site web : www.circuit-pau-arnos.fr
-    Accès : Le circuit se trouve sur la commune d’Arnos, situé à 23 km à l’ouest de la ville de Pau, en marge de la route D945 qui relie Pau à Dax.

LES CARACTERISTIQUES DU CIRCUIT PAR OLIVIER FOUR :
« Pour moi, c’est le plus beau circuit de France. Dommage que l’infrastructure ne soit pas à la hauteur, car cette piste mériterait de recevoir de nombreuses courses. C’est un circuit très technique qui permet de bien régler son châssis. C’est aussi une excellente piste pour apprendre à piloter, elle demande à la fois gros cœur et finesse de pilotage. Le tracé est top pour les petites et moyennes cylindrées, mais il faut déjà un certain bagage pour aller vite avec une 1000… Mais pour ceux qui ont l’expérience, c’est le pied ! En plus, l’accueil est toujours chaleureux, la région superbe et la réputation de la gastronomie locale n’est plus à faire ! »

UN TOUR AVEC OLIVIER FOUR

Virage 1
Trop bien : gros cœur ! On ne voit que l’entrée et pas la sortie, j’essaie de prendre les freins au panneau 100 m en tombant un rapport, dès que je suis au point de corde, j’essaie de mettre à fond ce qui amène sur le vibreur d’en face… Ensuite, il n’y a plus qu’à rester souder…

Virage 2
L’un des plus techniques. L’entrée est un peu défoncée, il faut se forcer à peu freiner pour garder de la vitesse, il ne faut pas rentrer ni trop tôt ni trop tard, ensuite il faut se laisser déporter vers l’extérieur, toujours en gardant de la vitesse, mais sans dépasser le milieu de piste, puis, l’idéal est de ne pas toucher aux freins pour prendre la seconde partie du virage et se retrouver bien placé pour accélérer le plus tôt possible et ne pas être trop déporté dans le bout droit qui suit. En bref, c’est un virage qui commande les 3 suivants !

Virage 8
L’idéal, c’est d’être à fond… mais ce n’est pas possible avec les 1000 (ou alors avec un pneu qualif’ : faudra que j’essaie !). Le plus dur est de déclencher le virage au bon moment tout en accélérant le plus possible, sans se faire déporter après la courbe, car il faut être bien placé dans le freinage suivant. Dans l’idéal, on passe avec le genou dans l’herbe au point de corde, c’est un super exercice pour travailler le regard : dès le milieu de la pente, j’essaie de rester focaliser sur la zone de freinage suivante.

Virage 10 : Laguna Seca
L’un des pièges du circuit ! C’est un énorme freinage en descente, qui se poursuit par un pif-paf en dévers négatif (j’y ai déjà chuté 3 fois de l’avant !). A l’entrée, on se fait vite embarquer par la vitesse, ce qui conduit à garder les freins sur l’angle, alors qu’à la sortie, l’accèl’ se fait en seconde sur un dévers toujours dans le mauvais sens : l’idéal pour monter très haut !

Virage 11
Encore un super exercice de repère visuel. Durant toute l’accél’, il faut se forcer à rester bien à gauche et déclencher son virage très tard. J’attends de voir le moment où le virage se referme avant de prendre les freins, le dévers positif permet de freiner fort, même sur l’angle, je me laisse déporter jusqu’au milieu de piste, puis, dès que je vois le vibreur intérieur, je casse ma trajectoire pour le rejoindre et tracer une droite en visant l’entrée des stands. Le but est de pouvoir accélérer à fond dès que l’on atteint le point de corde.

Note : Attention ! Olivier Four est un pilote professionnel et expérimenté. Il nous donne ici sa description d’un tour rapide, sur une machine de Superbike. Ne suivez pas ses indications à la lettre (surtout les repères de freinage !) si vous n’avez pas l’expérience. Allez-y progressivement pour repousser vos limites, en choisissant vos propres repères.