Le circuit d'Albi par David Perret
Le circuit d'Albi par David Perret Le vice-champion de France Supersport 2007, multiple vainqueur à Albi, vous livre les secrets du circuit tarnais. STATISTIQUES PISTE :
-    longueur : 3 573 m
-    largeur : 10-12 m
-    nbre virages à gauche : 4
-    nbre virages à droite : 7
-    longueur principale ligne droite : 800 m

CHRONOS DE REFERENCE (2008) :
-    France SBK : 1’17’’723 (Sylvain Barrier, course)
-    France SSP : 1’20’’029 (Julien Enjolras, course)
-    France 125 : 1’24’’180 (Steven Le Coquen, pole position)

COORDONNEES CIRCUIT :
-    Adresse : Circuit d’Albi – 81990 Le Sequestre
-    Tél/Fax : 05 63 43 23 00 / 05 63 43 23 01
-    E-mail : info@circuit-albi.com
-    Site web : www.circuit-albi.com
-    Comment y accéder : Le Circuit se trouve à l'entrée d'Albi, en venant de Toulouse, à 200 mètres du rond-point du Séquestre. La sortie vers le circuit est bien indiquée.

LES CARACTERISTIQUES DU CIRCUIT PAR DAVID PERRET :
« J'aime bien ce circuit car il y a des gros freinages et des enchaînements rapides avec les trois chicanes. Bien que ce ne soit pas un circuit aussi technique que celui de Lédenon, par exemple, il est assez rapide car il n’y a pas d’endroits où on est vraiment arrêté. C’est un circuit de moteur, car il y a beaucoup de lignes droites et d’accélérations. De plus, les trois pif-paf rapides, avec des enchaînements très vifs, demandent une moto assez vive en châssis.
C’est aussi un circuit très bosselé, notamment le 2e pif paf et à la fin de la longue ligne droite. Mais cela dit, il y a un très bon grip, même si je n’y ai jamais roulé sous la pluie. C’est un circuit assez bien panneauté pour les repères de freinage.
Le seul point faible de ce circuit, ce sont les très gros vibreurs, de la taille d’un trottoir. Il ne faut surtout pas aller dessus ! »

LE TOUR DU CIRCUIT :

Le « S »
: On freine au panneau 150m. C’est un endroit très bosselé où la moto bouge beaucoup de l’arrière. C’est un pif-paf assez rapide qu’on passe en 3e, mais il faut faire très attention de passer près des vibreurs sans les toucher car ils sont très hauts. J’ai déjà cassé un cale-pied à cet endroit là. Il faut vraiment essayer de se faire une ligne droite. A la sortie du « paf », il y a une plaque de bitume qui a été refaite, très glissante. Le problème est qu’on a beaucoup d’angle, donc on coupe légèrement les gaz pour éviter de perdre l’arrière.

Courbe Armand Brouzes : La grande courbe à droite suivant se passe à fond, milieu de piste. On sort assez large, puis on essaie de se replacer tout de suite à droite pour négocier la chicane suivante.

Chicane du Séquestre : Très gros freinage, assez difficile car on ne voit pas l’entrée de la chicane. Il faut déclencher le virage très tard et passer très près du 2e vibreur. Normalement, c’est une chicane qui se passe en 4e, à fond quand on a la trajectoire idéale. On sort large pour prendre le « paf ».

Double droite de l’Aérodrome : On se place bien à gauche pour amorcer ce virage, dont on ne voit pas non plus la sortie. Il est assez dur car il n’y a pas de repère de freinage (il faut repérer une tâche au sol à chaque fois qu’on y revient). On freine fort sur l’angle et on le passe en 3e. Quand on arrive au milieu du virage, il y a une bosse et la moto se met un peu à guidonner. Dès qu’on a passé la bosse, on met gaz en grand pour la longue ligne droite où l’on passe les 6 vitesses.

Ligne droite du Tarn : Quand on a du moteur, c’est le meilleur endroit pour doubler. On freine au panneau 200m. Au panneau 50m, il y a une bosse qui fait dribler l’arrière de la moto. Ça rend la moto très instable à l’entrée du virage. Dès que l’arrière reprend le contact avec la piste, on déclenche le virage à gauche. On rentre assez large pour repiquer à l’intérieur et conditionner le prochain virage.

Virage du Karting : La fin de la passerelle est le repère de freinage suivant (en fin de journée, vers 16h, je prends le repère de l’ombre comme freinage). Là aussi, je rentre tard, pour conditionner au mieux l’accélération de la ligne droite de stands. Attention à ne pas se faire doubler ici quand on va passer la ligne d’arrivée. Il n’y a pas de vibreur à la sortie de ce virage et il ne faut surtout pas sortir trop large, au risque de se retrouver dans l’herbe. Il faut rester très prêt de la ligne blanche. C’est vraiment un point crucial.

Note : Attention ! David Perret est un pilote professionnel et expérimenté. Il nous donne ici sa description d’un tour rapide, sur une machine de Supersport. Ne suivez pas ses indications à la lettre (surtout les repères de freinage !) si vous n’avez pas l’expérience. Allez-y progressivement pour repousser vos limites, en choisissant vos propres repères.