Johann Zarco : ''Quatrième du championnat du monde, c'est vraiment bien''
Johann Zarco : ''Quatrième du championnat du monde, c'est vraiment bien'' Excellent troisième du Grand Prix d'Espagne à Jerez, Johann nous parle de sa course. Au niveau du championnat, c'est fabuleux, tu n'es qu'à 5 points de la deuxième place.

"Complètement, quatrième du championnat du monde, c'est vraiment bien.  Mon but est de réduire l'écart au niveau du chrono par rapport à Terol,  ça me permettra d'être plus souvent sur le podium. Ça ne va pas me mettre trop de pression, en ne pensant vraiment qu'à ça, mais il faut se rappeler qu'il s'agit de tout un championnat et qu'il faut bien faire sur les 16 courses, ne pas faire d'erreurs "bêtes" pour prendre de gros points.

Ton départ s'est bien passé.

"Oui, on y a travaillé. Mes mécanos ont fait différemment. Sur l'embrayage neuf, ils ont fait quelque chose de différent pour m'aider à mieux partir et dés le début du week-end ça allait mieux. A chaque fois que j'ai fait des départs, j'étais dans des chronos corrects. Pour la course, j'ai essayé de rester bien concentré et j'ai pu partir avec les autres.

Tu as eu des sérieux clients face à toi.

"Complètement. Déjà dés le début de course j'étais avec Faubel. Il a fait une petite erreur, je l'ai passé, puis il m'a rapidement doublé. Ensuite ça a été avec Cortese, puis Vasquez mon coéquipier. Puis il y a eu également Folger qui remontait et qui nous a doublés. C'était assez serré et il ne fallait pas faire de faute. Certains se sont alors fait avoir car c'étaient des conditions quand même compliquées et l'erreur était facile à faire. Là j'ai pu rester sur mes roues et faire de bons chronos pour bien terminer.

Est-ce que ta moto était bien réglée par rapport aux conditions de piste ?

"Oui et j'ai vraiment apprécié. C'est la qualité de l'équipe parce que bien qu'on n'avait pas pu faire d'essais sous la pluie, la moto était bonne d'entrée de jeu et prête à pouvoir faire quelque chose de bien, donc ça c'est bien. Tu arrives à anticiper les réglages nécessaires et c'est un gain de temps.  

Comment as-tu géré la prise de risque, c'est-à-dire éventuellement d'aller plus vite mais en risquant la chute, ou bien calculer pour faire une bonne place à l'arrivée ?

"Je n'ai jamais été vraiment trop à la limite de la chute parce que j'ai voulu prendre le rythme des autres et rester concentré pour rester derrière eux et bien comprendre car c'est une piste qui a du grip sous la pluie. J'avais du mal à prendre des repères. Donc j'ai voulu aller vite, pas trop risquer et c'est ce que j'ai réussi à faire. 

Qu'est-ce que tu appelles avoir du mal à prendre des repères ?

"Avec Laurent on s'entraîne beaucoup sous la pluie. Pendant deux jours, on a eu de la chance qu'il pleuve, mais la piste n'avait pas une aussi bonne tenue de route, donc je savais en fonction de quelle position la moto glissait, alors que là je mettais de l'angle et il n'y a rien qui bougeait ! C'est ça qui m'a un peu perturbé au début. Je me suis dit "accroche-toi aux autres et essaie de comprendre". 

Pour la suite des évènements, comment vois-tu le GP d'Estoril ?

"On a fait des tests, mais on a eu du sale temps donc en trois jours on a fait 17 tours. Mais avec la course de l'an dernier plus quelques tours d'essai, je n'ai pas besoin de découvrir la piste. D'entrée de jeu, on se mettra dans le rythme.

Au niveau de ta position au championnat du monde, par rapport à ce que tu espérais en début de saison, tu te situes où ?

"Ça reste dans les objectifs. Ce n'est ni mieux, ni moins bien, c'est bien. C'est dans le positif."

Photo Stan Perec PSP