Interview Xavier Siméon : ''J'ai une très grande chance d'être belge à l'heure actuelle''
Interview Xavier Siméon : ''J'ai une très grande chance d'être belge à l'heure actuelle'' Après deux saisons en Moto2, Xavier entame actuellement sa troisième année dans cette catégorie difficile. On va le trouver de nouveau sur une Mistral du team Tech 3 en 2012, avec Bradley Smith comme coéquipier. "La saison 2012 se présente plutôt bien. Fin 2011, avec Tech 3 et RTL Sport, j'ai eu la confirmation que j'étais renouvelé dans l'équipe d'Hervé Poncharal pour cette année. C'était vraiment un de mes souhaits car l'équipe est fantastique. Tout le monde fait un travail incroyable sur la Mistral. C'était une de mes priorités de rester avec eux et RTL m'a donné cette opportunité. Donc pour l'instant ça se présente bien. L'hiver passe assez vite car je m'entraîne assez fort physiquement, et puis je profite aussi un peu du bon temps.
 
Tu as commencé en championnat Moto2 quand il a été créé il y a deux ans. Quel est ton bilan de tes deux premières saisons dans cette nouvelle catégorie ?
 
"La première année, j'ai effectué pas mal de wild cards, certaines s'étant bien passées et d'autres un peu moins bien. En 2010 j'avais commencé la saison plus tard que les autres, donc les premiers Grands Prix ont été difficiles. J'ai parfois réussi à être dans le top 10, mais sans pouvoir y rester jusqu'à la fin de la course. Il y a des moments où j'ai un peu perdu confiance, mais c'est revenu en fin de saison malgré le fait que je découvrais certains circuits. Il est vrai que le Moto2 est une catégorie très difficile. En 2011, le niveau a beaucoup augmenté par rapport à 2010. Tout le monde est en pleine évolution. D'une année à l'autre, à part les quatre ou cinq qui ont dominé le championnat, derrière les places d'honneur étaient toujours très changeantes. Dans cette catégorie, il faut vraiment faire un gros travail sur soi-même quand on est en difficulté. Il ne faut pas penser que le matériel n'est pas assez performant, c'est le pilote qui doit se remettre en question.
 
En 2009, tu as gagné la Coupe FIM Superstock 1000. Penses-tu que c'était un bon chemin pour venir en Moto2 ?
 
"Je pense que la catégorie 125 aurait été plus appropriée. Le Superstock 1000 est une bonne catégorie pour aller en Superbike. En Moto2 tout est différent et le Stock ne prépare pas à ce genre de week-end de Grand Prix où les séances d'essai sont beaucoup plus longues et plus espacés, alors que les courses sont deux fois plus longues qu'en Superstock. Il y a un gros manque de préparation à ce niveau-là et je pense que c'est ce qui rend les choses dures pour les pilotes qui viennent du Supersport ou du Superstock pour être performant en Moto2.
 
Je me rappelle d'une conversation où tu m'avais dit qu'il était difficile pour un pilote belge de trouver un gros industriel susceptible de le sponsorer. Mais maintenant le fait d'avoir Freddy Tacheny avec toi et RTL Sport est une très bonne chose que tu n'as pu avoir que parce que tu es belge. Les radios ou les télés françaises ne font pas ça.
 
"Il est sûr que si j'étais resté en Superbike, du côté de chez Flammini, jamais Freddy Tacheny, RTL Sport et Didier de Radiguès n'auraient pu me soutenir comme ils le font en Moto2. Pour la Belgique, les Grands Prix ont un autre impact que le Superbike. J'ai une très grande chance d'être belge à l'heure actuelle !
 
Quels résultats espères-tu cette année ?
 
"J'espère finir dans les 10 à chaque course, et aller crescendo course après course. J'ai remarqué lors des derniers Grands Prix que j'ai le niveau pour me battre dans cette zone-là dès le début de la saison, et pas commencer la saison comme ça avait été le cas en 2011. Je sais qu'on aura une machine très performante car le Team Tech 3 a fait vraiment un énorme travail avec Guy Coulon, Nicolas Goyon et tous les autres. On a déjà pu tester la moto avec Bradley Smith lors des derniers essais à Jerez, et on a vraiment été très surpris tous les deux par l'excellent potentiel de la moto 2012."
 
Photo: Xavier lors des essais de Jerez en mars 2011 (© PSP Stan Perec)