Interview Vito Ippolito, Président de la FIM
DiversInterview Vito Ippolito, Président de la FIM Monsieur Vito Ippolito, Président de la Fédération Internationale Motocycliste, s'est livré à un questions-réponses concernant la saison 2009 de Courses sur Routes.

Q. Quelles premières constatations faites-vous après 8 mois ?

R. Nous étions préparés à vivre cette année 2009 sur fond de crise économique mondiale. Au cours des huit derniers mois, nous avons travaillé en étroite collaboration avec tous nos promoteurs, avec les manufacturiers, les sponsors, les pilotes et l’ensemble des protagonistes de notre sport. Nous sommes très attentifs à ce qui se passe dans chaque discipline, pour chercher à mettre en place des solutions valables, pouvant assurer la pérennité des championnats. Nous cherchons aussi à établir la direction à suivre pour la prochaine décennie. Nous avons encore beaucoup de travail avant la fin de la saison mais, globalement, la participation en termes de spectateurs et de couverture médiatique est très satisfaisante.

Q. Pouvez-vous nous donner des précisions sur la situation dans les Championnats de Monde de Vitesse ?

R. Deux décisions importantes ont été prises depuis le début de l’année.

La première visant à réduire les coûts dans la classe MotoGP. Nous avons dû modifier certaines parties des règlements sportifs et techniques avec l’accord des usines et des équipes. Nous souhaitons pouvoir augmenter le nombre de pilotes en MotoGP à partir de 2011, tout en respectant le concept de « prototype » de ce championnat. Nous devrions ainsi réussir à aligner 3 ou 4 pilotes supplémentaires sur la grille de départ de cette catégorie. 

La seconde décision importante concerne le futur de la catégorie 250 cc. En raison du retrait de la plupart des constructeurs et de la disparition de cette classe des championnats nationaux, les coûts de participation ont fortement augmenté. Il nous fallait donc créer une nouvelle catégorie qui s’appellera Moto2 pour la remplacer. Bien que la période soit économiquement difficile, des usines sont disposées à faire des investissements pour des nouveaux projets. Le moteur unique en Moto2 nous a semblé être la meilleure solution pour réduire les coûts de façon significative. 

Pour ce qui est du Championnat du Monde FIM de Superbike, il est nécessaire de réduire les coûts pour les équipes, car les sponsors privés risquent d’être moins nombreux et les usines pourraient être contraintes de réduire leurs investissements. Par conséquent, le nombre de pilotes et d’équipes participants pourraient là aussi diminuer l’année prochaine; nous devons poursuivre notre travail et prendre des décisions rapides.

Pour ce qui est du Championnat FIM d’Endurance, dans lequel la FIM est elle-même le promoteur, nous avons beaucoup travaillé à une amélioration générale de ce championnat, de sa médiatisation et de la qualité des équipes participantes. Nous devons là encore continuer dans la même voie et trouver des moyens pour réduire les coûts de déplacements pour les équipes pour les voyages en dehors d’Europe.

Q. Conjointement aux actions environnementales que la FIM a entreprises depuis plusieurs années, la création d'un Championnat FIM pour motos électriques a récemment été annoncée pour la saison 2010. Pouvez-vous nous en dire plus ? 

R. En effet, la FIM en qualité d'organe fédérateur du sport motocycliste se doit de tenir compte des problèmes environnementaux actuels. C'est pourquoi dans le cadre de notre accord avec le Programme des Nations Unies pour l'Environnement, nous mettons chaque année en place des initiatives pour sensibiliser le monde motocycliste et rappeler notre devoir envers notre planète. Dans le même but et afin de promouvoir les énergies nouvelles, la FIM a décidé de créer un Championnat FIM pour motos électriques qui sera géré par la Commission de Courses sur Route (CCR). Les épreuves seront organisées conjointement avec quelques manches du Championnat du Monde FIM d'Endurance dès 2010. C'est suite à la manifestation du TTXGP, soutenue par la FIM et organisée sur l'Ile de Man en juin 2009, qu'est né ce projet. 


Q. Un commentaire final ?

R. En ce qui concerne notre sport, je tiens à répéter que mon objectif prioritaire est de rester en contact permanent et d’être à l’écoute des promoteurs, des équipes, des constructeurs et de tous les protagonistes de notre sport pour rechercher ensemble des solutions aux problèmes qui se présentent. C’est là, à mon avis, un des rôles essentiels de la FIM.

Communiqué FIM