Interview Mike Di Meglio : « Je suis heureux que ce soit Simon qui me succède »
Interview Mike Di Meglio : « Je suis heureux que ce soit Simon qui me succède »

Il y a un an, jour pour jour, Mike Di Meglio remportait son titre de champion du monde 125 sur le circuit de Phillip Island. Aujourd’hui, son coéquipier Julian Simon lui succède. C’était l’occasion de faire le point avec Mike, un an après…


Alors que le circuit de Phillip Island se vide de ses caisses qui vont rejoindre la Malaisie demain, Mike Di Meglio accepte de se confier sur le passement de pouvoir qui vient de se faire en catégorie 125.

Mike, il y a un an, tu décrochais ton titre à Phillip Island. Qu’as-tu ressenti en arrivant ici jeudi ?

Déjà, quand je suis arrivé, je suis allé dire bonjour à mes mécaniciens dans mon stand et on retransmettait à la télé la course 125 de l’an dernier. J’ai revu les images et ça m’a fait bizarre, ça m’a rappelé plein d’émotions. Maintenant, je savais que cette année ça n’allait pas être pareil, car je ne connaissais pas la piste avec la 250. Je savais que ça allait être difficile, mais pas autant.

Julian Simon te succède depuis aujourd’hui au titre de champion du monde 125. Qu’as-tu ressenti quand il a été titré ?

J’ai été content pour lui et encore une fois, ça m’a rappelé plein de bons souvenirs. C’est la troisième fois que Aspar (leur team manager commun) gagne la couronne en Australie et je suis super content pour toute l’équipe (Bautista en 2006, Mike en 2008 et Simon cette année).

Tu connais un peu Julian ?

Je ne le connais que depuis cette année, car on court dans la même équipe. En fait, je croyais qu’il « se la pétait un peu », mais ce n’est pas du tout le cas en fait. C’est quelqu’un de très timide, très réservé, mais d’une extrême gentillesse, très poli, qui essaie toujours d’aider les gens. C’est quelqu’un qui a la tête sur les épaules, c’est quelqu’un de bien, qui n’a pas toujours eu une vie facile, et ça me fait vraiment plaisir pour lui qu’il soit titré.

En tant que champion du monde sortant, comment analyses-tu sa saison ?

Il a fait tout de suite de bons essais car il passait de la 250, qui est une moto qui bouge beaucoup, à une 125 qui n’a rien à voir. Il a fait quelques petites erreurs, comme à Estoril, auxquelles je ne m’attendais pas, mais il a toujours essayé de donner le maximum. ça me faisait rire car il est un peu comme moi : il part mal en début de course et il doit remonter après. Mais il roule vraiment bien.

Parlons de toi : un an après ton titre, comment analyses-tu ta situation ?

Ça se passe plutôt bien en ce moment car on est plus régulier, on est souvent là, même si j’ai fait quelques erreurs que je ne pensais pas refaire : c’est un peu mon défaut d’oublier vite les choses quand ça se passe bien ! Mais j’apprends de ces erreurs et je veux être prêt à 100% mentalement pour l’an prochain. Il faut dire aussi que cette année ce n’était pas facile d’arriver en 250 car ça roule très vite plus vite que l’an dernier sur les circuits où les conditions sont favorables. J’aimerais bien gagner une course avant la fin de l’année mais ce n’est pas facile. Aujourd’hui, par exemple, j’aurais pu faire une belle course, mais je n’ai pas bien roulé.

Il reste deux courses en catégorie 250 avant de passer aux Moto2. Tu regretteras ces machines ?

Si je pouvais gagner une course en 250 avant que la catégorie disparaisse, ce serait merveilleux. Je me dis que mon expérience d’un an en 250 me servira pour l’an prochain, car je pense que les Moto2 ne seront pas si différentes : les machines feront à peu près le même poids, la manière de travailler avec la glisse devrait être un peu pareil aussi, il faudra juste s’habituer aux moteurs 4-temps. Mais je ne pense pas que ce soit le plus dur. 

C’est quoi ton programme pour la suite ?

Ce soir, on va fêter le titre de Julian, déjà, puis on reste deux jours à Phillip Island avant de s’envoler pour la Malaisie. C’est pas le circuit où j’ai toujours le mieux réussi, mais j’espère que ça changera avec la 250. Puis viendra Valencia, où on a déjà fait plusieurs essais mais où les Espagnols et aussi Simoncelli sont très forts.

Puis tu attaqueras tes premiers essais Moto2 ?

Je ne sais pas encore quand on fera les premiers tests. Je pense que j’en saurais plus lorsque j’aurais signé mon contrat avec Aspar (ça devrait se faire le week-end prochain, en Malaisie, ndlr).