Interview Florian Marino : ''Mes débuts en British Superbike''
Interview Florian Marino : ''Mes débuts en British Superbike'' Florian a effectué ses premiers tours de roue en BSB à Snetterton sur son Aprilia RSV4 du " Splitlath Redmond Superbike team". Voici ses premières impressions. "J'ai pu enfin voir cette semaine mon équipe et ma nouvelle moto. Dans l'ensemble, ça s'est plutôt bien passé. C'était le premier roulage et il fallait vraiment tout dégrossir. On a un peu manqué de temps car il y a eu beaucoup de drapeaux rouges causés par de multiples chutes. J'ai raté la première séance en raison d'une moto qui ne démarrait pas parce qu'elle avait un problème de batterie. Dans la deuxième séance, je suis tombé au deuxième tour en doublant un pilote qui tirait tout droit dans l'herbe. C'était mouillé et j'ai fait une petite chute de l'avant.
 
"On a vu les points sur lesquels il faut qu'on travaille. On n'avait pas le bon braquet, ni les bons ressorts de suspension. On était un peu limite, mais le but était de rouler et de voir si les motos fonctionnaient. Je me suis familiarisé avec les gars de l'équipe. Certains mécaniciens devraient changer. Dans l'ensemble, ce n'était pas trop mal, mais j'ai vraiment manqué de tours."
 
Tu penses que les principaux problèmes peuvent être réglés d'ici la première course ?
 
"Je l'espère sincèrement. On va un peu manquer de roulage, mais on devrait faire une autre séance d'essai avant la première course. Il faut surtout qu'on améliore l'organisation, comme par exemple savoir quel pneu utiliser. C'était un peu compliqué, mais il s'agissait de notre tout premier test.
 
"J'avais découvert quelques circuits auparavant, mais juste avec une moto standard. On a vu lors de notre premier vrai essai qu'il y avait beaucoup de choses à changer… mais c'est le but des essais. Ça sert à mettre au point et à voir ce qui va comme ce qui ne va pas.
 
"On a roulé avec le moteur standard et non celui qu'on utilisera cette année. On ne le recevra malheureusement qu'à Brands Hatch pour la première course. On est en retard par rapport aux autres équipes, mais on est sur la bonne voie. On les rattrapera d'ici deux ou trois courses."
 
Justement que penses-tu du niveau des autres pilotes, des autres motos, des autres équipes ?
 
"Les motos valent celles du championnat du monde. Ce sont de vraies motos de course avec un bras oscillant différent, un cadre adapté… Ma vraie moto perso est équipée du châssis qu'utilisait Max Biaggi en 2010. Au niveau partie-cycle, nous avons les bonnes pièces. Au niveau moteur, on a des motos préparées, mais pas au niveau du mondial. Tout le monde a la même électronique Motec. Sinon les équipes sont très professionnelles. Le niveau de pilotage est très bon également. Je suis vraiment content d'être dans ce championnat."
 
Photo : Florian et son chef technicien Peter Clifford (© Splitlath Redmond Superbike team)