Interview Casey Stoner : « Je suis au meilleur de ma forme »
Interview Casey Stoner : « Je suis au meilleur de ma forme »

Que ses fans se rassurent, Casey Stoner est revenu au meilleur de sa forme après avoir découvert le mal dont il souffrait (allergie au lactose) et il est bien déterminé à se battre pour le titre cette année.


Casey, pour commencer, comment vas-tu et qu’as-tu fait cet hiver ?

Jusqu’à mi-décembre, on est resté en Suisse avec Adriana, et j’en ai profité pour faire un peu de snowboard. J’ai essayé d’apprendre tout seul, sans moniteur, et c’était assez marrant même si j’ai chuté quelque fois. On a ensuite passé Noël et le Jour de l’An en Australie, en famille. J’en ai profité aussi pour m’entraîner le plus souvent possible car c’est la première année que je n’ai pas de blessure ou d’opération à l’intersaison. J’ai donc une très bonne condition physique cette année.

As-tu changé quelque chose dans ton entraînement ?

Non, pas vraiment, j’ai juste pu commencer l’entraînement un peu plus tôt que les autres années (où c’était en général en janvier) et de manière plus intensive tout de suite. On a vraiment eu le temps de bien travailler pour élever d’un cran ma condition physique. Comme je ne peux plus trop courir en raison d’une ancienne blessure, je fais pas mal de vélo. Je fais aussi un peu de musculation, mais sans mettre trop de poids car c’est juste pour me renforcer un peu.

Où vis-tu en Suisse ?

A vingt minutes environ de Lausanne. C’est en endroit très beau et très calme. Je trouve que la Suisse est un pays magnifique et je suis heureux de vivre là-bas. Je trouve que la vie y est plus agréable qu’à Monaco, par exemple, où on se sent un peu en boîte avec toutes ces constructions. Et puis en Suisse, les gens sont très gentils, polis, discrets. Dans mon village tout le monde sait qui je suis, mais jamais personne ne vient me déranger. On me glisse parfois un petit courier sympa dans ma boîte aux lettres ou on me congratule parfois quand je croise quelqu’un, mais c’est tout. Si c’était en Italie ou ailleurs, les gens viendraient carrément toquer à ma porte.

A la fin de la saison dernière, Livio Suppo a annoncé son départ de chez Ducati. As-tu été surpris de sa décision et penses-tu que son départ va changer des choses chez Ducati ?

Avant d’annoncer sa décision, il m’a informé de ses intentions, car Livio n’est pas seulement un team manager, c’est aussi un très bon ami. C’est une décision qu’il a prise car il pensait que ce serait mieux pour sa famille et il croit que les gros constructeurs japonais sont prêts à reconnaître ses compétences et tout ce qu’il a fait pour Ducati. Bien sûr, ce sera une grande perte pour Ducati car Livio a fait un boulot incroyable durant toutes ces années, mais ça ne va rien changer dans ma relation avec Ducati. Maintenant Livio sera dans un team rival, mais bon, il n’y a pas de problème (rires) !

Beaucoup de pilotes disent qu’ils ont beaucoup appris de leurs saisons difficiles. Qu’as-tu appris l’an dernier ?

Que j’étais allergique au lactose ! (Rires) C’est la seule chose que j’ai apprise. Je ne peux plus boire de lait, manger de fromage, de crème, de yaourts, etc. C’est l’horreur, car tout ce qui est à base de lait était ma nourriture favorite. Il y a du lait dans tellement de choses, qu’il n’y a plus grand-chose que je peux manger. C’est devenu un vrai casse-tête quand je voyage. Au Japon ou en Malaisie, ça va encore car on ne trouve pas du lait partout, mais en Europe, c’est quasi impossible. C’est devenu mon plus gros challenge !

A la fin de l’année, le contrat des quatre tops pilotes du championnat (toi, Rossi, Lorenzo, Pedrosa) arrive à son terme. Penses-tu que cela aura un impact sur le championnat et qu’il faudra être plus fort que jamais mentalement ?

Cela ne change rien, non. Vous savez, beaucoup de gens pensent que cela peut vous affecter, mais ce n’est pas vrai. Quand on est dans le garage, on ne pense pas à ça, on est concentré sur son travail, sur la course, et rien d’autre. Quand on est concentré sur un championnat, on ne pense pas à ce qu’on fera l’an prochain ou pour qui on pilotera.


Découvrez l'interview intégrale de Casey Stoner dans le prochain numéro de Sport-Bikes, en kiosque le 30 janvier 2010.