Industrie : Suzuki ne veut pas être ''mangé'' par Volkswagen
DiversIndustrie : Suzuki ne veut pas être ''mangé'' par Volkswagen Après avoir acheté 20% des actions de Suzuki (auto + moto), le groupe allemand Volkswagen se voyait déjà propriétaire de la firme japonaise. Mais les Nippons viennent de se rebeller assez brutalement, surprenant le staff teuton. En décembre 2009, Volkswagen a acheté pour 2,5 milliards de dollars 19,9% des parts de Suzuki, avec l'intention de faire de l'association des deux marques le numéro 1 mondial automobile en 2018 en ravissant cette première position à Toyota Motor, le leader actuel.

Le problème est que certains Allemands se sont crus un peu trop vite chez eux, ce qui a provoqué la réaction de la direction de Suzuki. "Il était clair dès le début que nous resterions deux groupes séparés et que nous ne voulions pas être intégrés" vient de déclarer Yasuhito Harayama, vice-président exécutif de Suzuki. 

Les rapports se détérioraient, tant et si bien que Jürgen Peiper, analyste chez Metzler Equities, doutaient des chances futures de succès pour l'association : "Les managers japonais ne critiquent jamais en public, et le fait qu'ils viennent de le faire signifie qu'il y a un réel problème."

Hans Demant, responsable de l'union des deux marques pour Volkswagen, a essayé de calmer le jeu : "Volkswagen et Suzuki sont et resteront deux compagnies indépendantes. Aucune augmentation de la prise de participation de Volkswagen dans le capital de Suzuki n'est prévue."

Trois choses sont sûres :
- Depuis la prise de participation de Volkswagen il y a 18 mois, aucun projet commun n'a été mené à son terme en raison de divergences de points de vue entre les deux états-majors,
- Suzuki a déclaré publiquement que d'autres constructeurs étaient prêts à s'associer dans de bien meilleures conditions,
- Depuis que Volkswagen est arrivé, l'action Suzuki a perdu un quart de sa valeur pour descendre actuellement à 1 827 yens.

Source : Reuters

Photo : "Volkswagen avalant Suzuki" vu par wot.motortrend.com