GP250 : Le combat des chefs
GP250 : Le combat des chefs Le Grand Prix 250 a tout simplement été aussi sublime que phénoménal et a mis au grand jour le talent de deux hommes : Hiroshi Aoyama et Jules Cluzel.

Quelle course ! Elle a commencé par un splendide holeshot de Jules Cluzel, qui a mené les trois premiers tours de course avant de se faire passer par Marco Simoncelli puis Hiroshi Aoyama. Pendant que les deux adversaires pour le titre se livrent un duel sans merci, Jules assure magnifiquement en s’intercalant entre eux. Malheureusement, au 11e tour, le pilote Matteoni va partir à la faute, tout comme son compatriote Mike Di Meglio quelques tours auparavant (4e). Nos Frenchies de pointe out, Valentin Debise reste alors seul en piste pour défendre avec honneur les couleurs tricolores : il se place en 13e position, après avoir perdu une place (un pilote l’a sorti de la piste) dans l’avant-dernier tour.

Pendant ce temps, l’attention est focalisée sur les deux hommes de tête qui ne lâchent rien : Aoyama et Simoncelli se battent comme des chiffonniers : et je te passe à l’aspi à plus de 250km/h, et je te fais le freinage de la mort, puis l’intérieur du siècle ! On assiste à un face à face d’anthologie. Malheureusement, Simoncelli perd gros en tentant un énième dépassement : il perd une seconde et demie qu’il ne pourra pas rattraper. Son écart se creuse même en perdant du temps avec Barbera. Hiroshi Aoyama se retrouve alors seul en tête, survolant les derniers tours. Il remporte ainsi sa 4e victoire de la saison qui devrait lui apporter le titre mondial sur un plateau à Valencia. Avec 21 points d’avance sur Simoncelli, le Japonais arrivera à Valencia avec son avenir au creux de la main.

La seconde place s’est jouée sur la ligne d’arrivée entre Simoncelli et Barbera : pour la seconde fois cette saison (après le GP du Portugal entre Di Meglio et Barbera), le 2e et le 3e passent la ligne d’arrivée à égalité parfaite. Le meilleur temps en course est donc pris en compte et c’est Barbera qui est déclaré second devant Simoncelli.

Jules Cluzel (chute) : « Franchement, c’est tellement dur, que j’arrive pas à pleurer. Ce qui peut rester c’est que Jules s’est bourré, mais je m’en fous. Je ne savais pas que derrière Barbera et moi il n’y avait personne et j’ai continué à pousser… jusqu’à ce que je perde l’avant dans un virage bosselé. Mais c’était terrible de se battre avec les deux mecs qui jouent le titre. Le championnat, c’était pas mon problème, je voulais faire ma course. »

Mike Di Meglio (chute) : « Je n’ai pas compris. J’avais un peu des problèmes de l’avant depuis le début de course, mais là où j’ai perdu l’avant, je n’avais pas eu d’alertes auparavant. La course était longue et je faisais une remontée tranquille, sans m’enflammer. J’ai voulu repartir, mais la moto s’est arrêtée. »

 

GP125 : Encore un doublé pour Aspar

La victoire s’est jouée entre les deux coéquipiers du team Aspar, Julian Simon et Bradley Smith, qui ont rapidement oublié le reste de la troupe. S’échangeant le leadership à plusieurs reprises jusque dans le dernier virage du dernier tour, c’est finalement le nouveau champion du monde en titre qui s’impose devant son dauphin. Julian Simon remporte sa 6e victoire de la saison.

Derrière, c’était la foire à l’empoigne pour la troisième marche du podium entre un groupe de 6 pilotes : c’est finalement Espargaro qui l’emporte après une belle remontée depuis la 8e place. Beaucoup de chutes ont émaillé cette course, dont celle de Johann Zarco qui pointait alors en 13e position en étant parti de la 22e position. Quentin Jacquet, qui souffre d’une clavicule cassée, remplit sa mission en terminant la course à la 22e position, profitant des nombreux abandons.


Un déluge s'est abattu sur le circuit de Sepang juste après la course 250 et le départ des MotoGP a été reporté à 15h40 (heure locale), 8h40 heure française.