GP de Valence : Les pilotes prêts à honorer la mémoire de Super Sic
GP de Valence : Les pilotes prêts à honorer la mémoire de Super Sic Deux semaines après la disparition tragique de Marco Simoncelli, les pilotes MotoGP se sont retrouvés pour la première fois pour parler de leur regretté compagnon d'armes auquel ils comptent tous donner un vibrant hommage ce week-end. Si tout le monde veut honorer la mémoire de Marco en continuant ce que le regretté pilote aimait le plus, la course, la tristesse plane sur le paddock. Un sourire réconfortant, une tape amicale sur l'épaule, des numéros 58 qui fleurissent partout, tout le monde se soutient, mais cet immense vide laissé par Super Sic demeure.

L'un des premiers à s'exprimer fut bien sûr son ami, Valentino Rossi. "J'ai passé beaucoup de temps avec Paolo, Rossella, Martina et Kate, pour les soutenir dans ce tragique moment. Je ne sais pas si ça peut réconforter sa famille, mais c'était incroyable de voir à quel point Marco était aimé en Italie. Il était très aimé pour ce qu'il faisait sur la piste, mais aussi en dehors. Ce sera une course étrange, avec des sentiments très contrastés, mais c'est la meilleure façon d'honorer sa mémoire. Nous essaierons d'obtenir un bon résultat pour lui."

Alvaro Bautista, qui a été l'un de ses plus proches rivaux ces dernières saisons, pense aussi que c'est la meilleure façon d'honorer sa mémoire : "Marco se donnait toujours à fond sur la piste, la course était sa vie, ce qu'il aimait le plus faire." Bautista n'a toujours pas de nouvelles concernant son avenir (Suzuki ? Gresini ?) : "Je discute des offres que j'ai, et j'espère pouvoir me décider juste après la course, dimanche..."

Un avenir que Loris Capirossi a décidé, il y a maintenant deux mois, puisqu'il prendra dimanche le départ de son dernier GP : "La situation est bien sûr étrange, difficile pour tout le monde, mais on essaiera de ne jamais oublier Marco, car il fait partie de notre vie. J'utiliserai le n°58 sur ma moto pour la course et j'essaierai d'obtenir le meilleur résultat possible pour lui. Ma décision de me retirer a été prise il y a longtemps maintenant, et il est temps de laisser la place aux jeunes pilotes forts qui arrivent. Après 22 saisons en GP, il est temps de tourner la page."

Quand on aborde les circonstances de l'accident, pour savoir s'il est possible d'éviter à l'avenir ce genre de drame, les pilotes répondent qu'il n'y a malheureusement pas grand-chose à faire. "L'accident de Shoya Tomizawa et celui de Marco étaient à la fois similaires et différents, explique Rossi. Shoya avait fait une erreur car il est sorti au delà du vibreur. Le fait qu'il soit revenu sur la piste est dû à la largeur du moteur, qui est plus un moteur de route que de course. Une fois sur le flan, la largeur du moteur a fait réadhérer les roues qui ont ramené le pilote et la moto sur la piste. Pour Marco, c'est son corps. Marco était plus grand que la plupart d'entre nous et il pilotait beaucoup avec son corps. Il a essayé de ne pas chuter en utilisant son corps, mais ce dernier a fait l'effet d'un troisième pneu et a ramené la moto sur la trajectoire. Nous travaillons beaucoup avec la commission de sécurité là-dessus, mais je crois que ces deux accident sont un mauvais concours de circonstance, surtout sur un début de course où les motos sont encore en paquets."

Après la course, mardi, tous les pilotes MotoGP se retrouveront pour se confronter pour la première fois avec les 1000 en piste. "The show must go on" comme on dit.

Photo : Le box de Marco Simoncelli a été monté à Valence (PSP Stan Perec)