FSBK : Des débuts difficiles pour Bridgestone
NationalFSBK : Des débuts difficiles pour Bridgestone

Le manufacturier de pneumatique japonais, via sa filiale française, a choisi de s’investir pour la première fois de son histoire en championnat de France, où les quatre principaux manufacturiers sont représentés officiellement (Michelin avec BMW, Dunlop avec Suzuki et Pirelli avec Kawasaki). C’est le team Yamaha GMT, qui a décroché le titre l’an dernier avec Seb Gimbert, qui a été choisi.

Le challenge est très intéressant, mais aussi de taille, puisque leur pilote Kenny Foray est seul pour développer les pneus de 17 pouces. En effet, si Bridgestone peut s’appuyer sur l’expérience des Grands Prix pour développer son 16,5 pouces en Endurance, le règlement du FSBK n’autorise pas cette taille de pneu, mais seulement celle d’origine sur la Yamaha R1. Du coup, le travail qu’attend le jeune champion de France Supersport 2007 est énorme, car il est tout d’abord le seul pilote en Europe à effectuer ce travail (l’emploi d’un pilote d’essais pour dégrossir les choix ne serait peut-être pas superflu) , mais en plus les mauvaises conditions météo ne leur ont pas permis d’avancer cet hiver. Difficile, donc, de développer tout en chassant le chrono en piste, d’où les quelques chutes (heureusement sans gravité) de Kenny ce week-end. Les pneus utilisés semblent avoir du mal à chauffer et Kenny s’est fait prendre au piège quelques fois, ce qui n’arrange pas les choses côté confiance. 

Kenny Foray : « La première épreuve du championnat de France Superbike à Ledenon s’est révélée très difficile. Les essais ont mis en lumière tout le travail de développement qu’il nous reste à accomplir avec la 15e place sur la grille de départ. La piste étant mouillée pour la première manche mais séchante, j’ai choisi des pneus mixtes. J’ai pris un bon départ, mais j’ai fait une très grosse glisse dans le « virage du pont » et même si je ne suis pas tombé, ma botte a été abîmée et s’est retrouvée ouverte. Je suis ensuite parvenu à franchir la ligne d’arrivée en 12e position. Pour la deuxième manche disputée sur une piste sèche au moment du départ, j’ai chuté après quelques tours. Je me suis relevé sans blessure mais bien sonné. Durant tout le week-end, toute l’équipe Yamaha France GMT 94 et ses partenaires se sont énormément investis et ont effectué un très gros travail. Mais toute cette dépense d’énergie et ces efforts n’ont pas été récompensés. Nous espérons que les choses vont changer et que nous serons beaucoup plus compétitifs pour la prochaine épreuve. »

 

Christophe Guyot : « Bridgestone veut s’impliquer pour la première fois dans un championnat national européen et en Endurance, et nous sommes très fiers qu’ils aient choisi le GMT et Yamaha. Ils voulaient vraiment se retrouver face à leurs concurrents, montrer qu’ils aiment aller au combat. Je pense qu’ils ont un peu été surpris par le niveau en France, mais ils ont un super bagage en MotoGP et je pense que d’ici deux courses, ça ira mieux. Cet hiver, on n’a pas eu de chance avec la météo, puisqu’on a même eu de la neige dans le sud de l’Espagne. Du coup, notre premier vrai roulage était pour la course d’ouverture à Lédenon, et on a un peu essuyé les plâtres. Les slicks sont endurants, mais manquent en performance. Malgré tout, notre pilote Kenny Foray ne s’est jamais découragé et je voulais l’en remercier. Kenny est un pilote fabuleux, je dirais même parfait : il est passionné, gentil, sociable, super motivé, et il a toujours cette agressivité en piste qui ne transparait jamais dans la vie de tous les jours. J’espère qu’on va vite, et lui en premier, récolter les fruits de notre travail. »