Ducati MotoGP : L'échec du moteur porteur
Ducati MotoGP : L'échec du moteur porteur "J'ai déjà gagné ce GP des USA, donc je ne vais pas sauter de joie pour une septième place à 30 secondes du vainqueur" constatait Nicky Hayden à Laguna Seca. "Ceux qui pensent que Valentino n'attaque pas sont fous. J'ai vu plusieurs fois sa botte droite quitter le repose-pied et il en est presque tombé." "J'espère que chez Ducati quelqu'un a une solution " a souhaité Rossi. Un point de vue intéressant est celui de Loris Capirossi. Il explique que la Desmosedici est stressante à piloter et que lui aussi a demandé au directeur technique Filippo Preziosi de fabriquer enfin un vrai châssis pour cette moto. Il entend par là un vrai cadre en alu comme les motos japonaises, et non un moteur porteur comme celui des GP11 et GP12.

"Bien sûr Ducati y pense et Valentino met la pression, explique Loris. Le problème est la rigidité excessive. La partie la plus importante est le milieu du châssis, or ici c'est le moteur dont on ne peut pas modifier la rigidité. On peut travailler sur l'avant et l'arrière, mais au centre il n'y a aucune flexibilité.

"Pour quelqu'un comme Valentino, prendre le départ d'une course en sachant que tu ne pourras pas faire mieux que sixième à la régulière est très dur. Et imaginez pour nous…"


Photo : Rossi à Laguna Seca (© Ducati Corse)