Du 21 d'Hopkins au 21 de Marino…
NEWSDu 21 d'Hopkins au 21 de Marino…
Florian Ferracci était mécanicien de John Hopkins en MotoGP jusqu’au mois de décembre dernier. Forcé à une année sabbatique suite au retrait de Kawasaki, il a décidé de mettre son expérience de la mécanique au service d’un jeune pilote, Florian Marino, qui porte lui aussi le n°21 (non pas en hommage à Hopkins, mais à Arnaud Vincent).
Pour ceux qui lisent Sport-Bikes, Florian Marino n’est pas un inconnu malgré son jeune âge (15 ans). Vainqueur de la Junior Cup en 2007, il a participé l’an dernier à la MotoGP Rookies Cup qu’il a terminée en 10e position. Cette année, il participe à nouveau à la Cup des Rookies au guidon d’une 125 KTM, mais également au Trophée Pirelli au guidon d’une Honda CBR600RR. Pour les deux championnats, il s’est trouvé un mécanicien de luxe, Florian Ferracci, qui, en plus d’avoir été mécanicien de Troy Corser, Régis Laconi, Shinya Nakano, John Hopkins et bien d’autres, est un ami de longue date de son père Thierry (ancien champion de France de course de côte).

Florian (Ferracci), qu’est-ce que ça fait de passer du MotoGP au Trophée Pirelli Junior, et d’une star comme Hopkins à un jeune comme Florian Marino ?
Ça me fait rajeunir ! Je suis content de pouvoir aider et apporter mon expérience à un jeune pilote comme lui. Florian est garçon motivé, qui se donne à fond. J’ai été impressionné par sa détermination en course. C’est aussi sympa de retrouver l’ambiance des paddocks en France : les copains, les grandes tablées le soir, mais aussi courir avec les béquilles à l’autre bout du circuit…. même si ça fait mal aux jambes le lendemain ! J’ai passé un super week-end et j’ai déjà hâte d’être au suivant, pour continuer à voir progresser Florian, l’aider dans les réglages, etc.

Florian (Marino), comment s’est passée ta première course en Trophée Pirelli le week-end dernier à Lédenon ?
Le résultat est mitigé entre bonheur et déception. Le bonheur car le podium était à portée de main et déception car je me suis bourré à l'entame du dernier tour, alors que j’étais en 3e position. Sur un championnat aussi relevé que la junior 600, je me dis que j'aurais mieux fait de moins m'enflammer et de me contenter de gros points sur une première épreuve que je découvrais. Qualifié en 14e position, je partais de la 4e ligne, un départ plus que correct et je me retrouve 6e au premier tour dans un très bon rythme, tournant régulièrement en 1.28, le « Pitt Bull » (Nelson Major, son adversaire aussi en MotoGP Rookies Cup, Ndlr) à mes basques, on a enchaîné des bons premiers tours en lâchant notre groupe de poursuivants. Au jeu du « j'te double, tu me doubles », on ramarre le 5e et le 4e qu'on passe sans problème . Au 10e tour, nous voilà à batailler pour le podium, un coup Nelson, un coup moi. Ce fût une superbe baston, mais je m'y suis brûlé les ailes dans ce dernier tour, laissant à Nelson cette superbe 3e place que j'aurais aimé obtenir.

Depuis l’an dernier, tu te bats régulièrement avec Nelson Major en Rookies Cup. Cette année, vous faites les deux mêmes championnats. C’est la guerre entre vous deux ?
En fait, on est copains comme cochons en dehors de la piste (et du paddock), mais frères ennemis en course (un peu moins dans le paddock). Vu comme c’est parti, je pense qu’on va laisser des traces indélébiles dans les compte rendus de courses à venir, pour la plus grande joie des spectateurs et des photographes !