Casey Stoner juge sa nouvelle Honda RC212V
Casey Stoner juge sa nouvelle Honda RC212V Pour ses débuts sur sa nouvelle monture, l'Australien s'est montré à la hauteur de ses coéquipiers Dani Pedrosa et Andrea Dovizioso. Il explique ici ses premières impressions ressenties à l'occasion des tests hivernaux.
"J'ai essayé deux châssis, l'un plus rigide et l'autre plus flexible, pour voir lequel des deux offrait les meilleures sensations. Pour le moment, je préfère le plus rigide, bien que le plus flexible ait aussi des avantages. En fait, c'est avec celui-là que j'ai fait mon meilleur chrono… même si je n'avais pas vraiment le choix car j'avais chuté auparavant avec l'autre !

Le châssis rigide offre plus d'adhérence au moment où on relève la moto, alors que l'autre permet une meilleure utilisation de l'ensemble de la surface du pneu. 

Nous avons amélioré le fonctionnement de la moto en pneus usagés, en faisant entrer en action l'anti-patinage un peu plus vite quand ils commencent à glisser. Ca augmente la vitesse de passage en courbe.

Quand je rentre trop large dans un virage et que je vais vers l'extérieur, je ne sais pas comment je vais le passer, et soudain je me retrouve à la corde, ce qui fait une grande différence avec la Ducati. Il va donc falloir que je détermine le meilleur point d'entrée en virage. C'est complètement différent de ce à quoi j'étais habitué.

Avec le châssis flexible, les changements de direction sont un peu plus difficiles physiquement. Il va falloir s'en rappeler pour gérer la quantité d'énergie sur la totalité d'une course.

Lors des récents essais, notre principal travail a été de régler l'embrayage car celui-ci occasionnait trop de chattering. C'est mieux maintenant, mais il reste encore du travail. On n'a pas trouvé le bon fonctionnement en agissant sur l'électronique, donc c'est aux ingénieurs de trouver la solution. (ndlr : c'est-à-dire de refaire l'embrayage)

Quand on rentre dans un virage et qu'on embraie pour rétrograder, la moto sautille en bondissant. On ne peut donc pas freiner plus fort car le contact avec le bitume n'est pas parfait, ce qui empêche le frein moteur et le couple de fonctionner correctement. Ça bloque la roue arrière et c'est pour ça que vous voyez les pilotes Honda rentrer dans les courbes en dérive de la roue arrière. Il faut supprimer le chattering et le blocage de la roue.

Je m'attendais à avoir beaucoup de difficultés avec les freins de la Honda, mais en fait les sensations ont été bonnes. Je pensais que l'accélération serait extrêmement puissante dés les bas régimes, mais j'ai découvert un moteur doux et progressif.

J'ai beaucoup plus confiance dans l'avant de la Honda que je ne l'avais dans celui de la Ducati. Pourtant celle-ci n'était pas lente, car j'ai gagné avec elle plus de courses que n'importe qui lors des quatre dernières années. Pourtant on a connu de nombreux problèmes de suspension. Avec la Honda, je suis content de l'ensemble.

Source et photo : Repsol Media Service

Traduction et adaptation : Sport-Bikes