Ben Spies : Problème de pneu avant
Ben Spies : Problème de pneu avant Après s’être qualifié en huitième position à sept dixièmes de la pole, Ben Spies pouvait légitimement espérer un bon résultat. La quatrième place du warm up, à six dixièmes de Lorenzo, ne pouvait que renforcer sa confiance.

Pourtant en course la situation s’avéra vite désastreuse. Ben explique ici pourquoi : « Je suis vraiment très déçu de ne pas avoir pu voir ce que ça aurait donné. Après avoir appris ce circuit rapidement, j’avais dis après le warm up qu’avec les réglages qu’on avait on pouvait espérer se battre pour une place dans les 6, disons se trouver dans la bagarre entre la 4ème et la 7ème place. Mais dés le deuxième tour, j’ai compris que je faisais face à de gros problèmes. J’ai essayé de compenser par mon pilotage, mais ça n’a pas été possible. Je n’avais pas eu un seul risque de chute de tout le week-end, et là j’en ai eu sept ou huit dans les trois premiers tours.

« C’était vraiment décevant car j’avais fait un bon warm up et pris un bon départ. J’étais juste derrière les pilotes que je voulais suivre. Mais dés que tout le monde a été positionné et que la course a vraiment commencé au deuxième tour, j’ai connu des problèmes. J’ai regardé les informations techniques sur le tableau de bord. Je faisais exactement les mêmes choses que depuis le début du week-end, mais la moto ne répondait plus comme avant. J’ai essayé plusieurs solutions, mais aucune ne fonctionnait. Il n’y avait pas moyen de résoudre ce problème d’adhérence à l’avant.

« Ma première pensée a été que ce n’était pas possible, que c’était un mauvais rêve ! J’avais pris un bon départ, j’étais où il le fallait, et tout le monde commençait à me doubler ! Il y avait un groupe de quatre pilotes derrière moi et je les ai laissé passer, puis j’ai essayé de trouver un rythme. Ca n’a pas marché et j’ai failli tomber plusieurs fois.

« Après être rentré au stand, on a envisagé de changer la roue avant et de repartir. Dans le scénario où deux pilotes tombent, ça permettait de récupérer un ou deux points. Vu ma position au championnat, je ne me bats pas dans le top 3. Et repartir signifiait user le moteur pendant 24 tours. Il ne sert à rien de terminer en dehors des 10 premiers. Nous faisons des essais ici demain lundi et autant ne pas faire parcourir trop de distance au moteur. Je ferai un test de course avec la moto en bon état. C’est toujours dommage de ne pas repartir pendant la course, non parce qu’on ne le veut pas, mais parce que ça ne sert à rien. »

Photo PSP Stan Perec.