24H du Mans : Loris Baz remplace Gwen Giabbani au YART
Endurance24H du Mans : Loris Baz remplace Gwen Giabbani au YART Sérieusement blessé au bras lors des tests pré-24H, Gwen Giabbani ne pourra malheureusement participer à la course d'endurance mancelle avec Steve Martin et Igor Jerman. C'est Loris Baz, inscrit initialement comme quatrième pilote sur la R1 autrichienne, qui le remplace. Giabbani a fait le point sur sa situation, dans une interview réalisée par Karine Avon pour Lemans.org, le site officiel de l'ACO, dont voici un extrait : "Lors de ma luxation de l’épaule, des nerfs ont été touchés. J’ai d’abord eu une paralysie du bras, maintenant cela revient petit à petit. Il faut le temps que les nerfs se reconstruisent et c’est long. J’ai retrouvé une bonne partie de l’usage de mon bras et de ma main, mais je ne peux pas encore vraiment lever les doigts. Même si je remarque des  progrès tous les jours, cela reste trop long et je me suis résolu à ne pas participer aux 24 Heures. J’ai espéré jusqu’à dimanche dernier et nous avions convenu avec Mandy (ndlr : Mandy Kainz, le team manager du YART) de prendre une décision le dimanche précédent la semaine des 24H. Mais j’ai dû me rendre à l’évidence, même si je récupère un peu tous les jours ce n’est pas assez rapide. Je pense qu’il m’aurait fallu deux semaines supplémentaires. J’ai encore vu deux médecins pour trouver une solution mais il n’y en a pas, alors j’ai pris ma décision."

Loris Baz passe de pilote remplaçant à titulaire et ça change tout pour lui.

Sport-Bikes : Pour ta première course d'endurance, tu vas disputer les 24H du Mans sur une Yamaha officielle au sein d'une équipe championne du monde. C'est une chance assez extraordinaire, n'est-ce pas ?

Loris Baz : "Oui, c'est vrai, c'est une opportunité exceptionnelle qu'il faut saisir car elle arrive au bon moment. Le YART est un grand team qui a été champion du monde. Il est vraiment rare pour un jeune pilote de pouvoir entrer dans un championnat par le biais d'une grande équipe. Je suis vraiment content d'être avec le YART pour cette course."

Tu es prêt, physiquement et intellectuellement, à te lancer dans une aventure de 24 heures ?

"Oui, je pense, bien que je ne sache pas trop à quoi m'attendre sur ce que demande physiquement une course de 24 heures. Mais je ne suis pas vraiment inquiet là-dessus. Mentalement, j'en ai beaucoup parlé avec Adrien qui a une grosse expérience en endurance (ndlr : Morillas, champion du monde d'endurance en 1994). Il m'a expliqué beaucoup de choses, dont les pièges comme par exemple qu'il fallait faire attention aux pilotes plus lents. Et puis il y a deux pilotes qui ont beaucoup d'expérience dans le team, donc je vais parler avec eux pendant toute la semaine pour éviter le maximum de pièges dès le début."

Quels sont tes espoirs de résultat ?

"Je n'en ai aucune idée. Il est déjà difficile de répondre quand on nous pose cette question en vitesse, alors en endurance c'est presque impossible car tellement de choses peuvent se passer... Il est sûr que toute l'équipe aimerait gagner, comme ça a déjà été le cas aux 24 H du Mans et pour le championnat du monde. On va travailler le mieux possible toute la semaine."

Ce week-end (17 et 18 septembre), tu disputes la finale du championnat allemand Superbike à Hockenheim avec Yamaha Motor Deutschland, équipe victorieuse de l'IDM il y a deux (2009) avec  Jörg Teuchert. C'est une bonne opportunité ?

"Oui, je pense que c'est une bonne opportunité. Le championnat allemand est moins connu que le British Superbike, mais y roulent des pilotes comme Karl Muggeridge et Jörg Teuchert qui ont été champions du monde en Supersport. Il y a un gros niveau, et de toutes façons ça me fait rouler, ce qui est le plus important. Il fallait que je trouve des guidons pour faire le maximum de kilomètres. Il était hors de question que je reste 6 ou 7 mois sans rouler. Et puis c'est un bon team, la moto est bonne, donc on devrait passer un bon week-end."

Photo : Gwen Giabbani en glisse (© www.good-shoot.com, Reygondeau, www.yart.at)