24 H : Le retour d’Alex Vieira
Endurance24 H : Le retour d’Alex Vieira
Cinq fois vainqueur des 24 H du Mans, six fois du Bol d’Or, une fois des 8 H de Suzuka et deux fois des 24 H de Spa, triple Champion du Monde, Alex Vieira revient aujourd’hui en endurance avec la Honda du Power Research Team Michelin n°63 de Costes, Marchand et Monge.
« C’est William Costes qui m’a demandé de venir, explique Alex. Michelin avait l’intention d’engager une moto en endurance cette année et William m’a demandé si j’étais disponible pour venir travailler avec eux. L’idée m’a paru séduisante et j’ai accepté. Nous avons fait des tests cet hiver, par exemple à Portimão, pour préparer les 24 Heures du Mans ainsi que l’ensemble du Championnat du Monde auquel nous participons. Pour l’instant, ça se passe très bien. Il y a une bonne entente entre les pilotes et l’équipe. Je suis assez content d’avoir accepté. Ca se passe bien.
 
Estimes-tu que l’endurance ait beaucoup changé depuis ta dernière course, le Bol d’Or 1996 ?
 
Oui et non. Oui car les motos actuelles sont plus proches des motos de série. Il n’y a pas grand-chose à faire sur les moteurs car ils sont déjà tellement puissants d’origine que ça suffit pour être devant et sur le podium. Pour la partie-cycle, il faut un peu de moyen pour avoir une fourche et un amortisseur un peu plus sophistiqués. Les pilotes sont peut-être de plus en plus affûtés, les courses plus exigeantes, mais fondamentalement je crois que l’endurance reste une discipline un peu particulière dans la mesure où même si on met tout de son côté, il y a toujours des surprises, c’est toujours un peu aléatoire. On sait ce qui peut se passer sur une course de 24 heures. Même si les pilotes sont irréprochables, même si mécaniquement il ne se passe rien, il y a des aléas qui permettent de bien figurer ou au contraire de se retrouver assez loin au classement.
 
Quel est ton rôle exact dans l’équipe ?
 
Je fais la transition entre les techniciens et les pilotes. J’apporte ma connaissance au niveau professionnel car j’ai quand même couru pendant une vingtaine d’années. J’ai à mon actif une cinquantaine de courses d’endurance - dont plus de 40 courses de 24 heures - et c’est ce savoir-faire que je mets à la disposition de l’équipe, même si aujourd’hui c’est un petit peu plus pointu. J’espère pouvoir apporter quelque chose aux pilotes, notamment à Hugo Marchand et à Josep Monge, qui sont des pilotes venant de la vitesse et pas encore très habitués à l’endurance. C’est donc un plus que je vais leur apporter. D’un autre côté, en tant que team-manager je suis responsable de l’équipe technique. Ca me plaît !
 
Comment se présentent les 24 H du Mans ?
 
On a roulé à Valencia, à Portimão, au Mans… Ca s’est bien passé. Les pilotes se sont remis dans le rythme après une trêve hivernale de trois mois. Je ne suis pas inquiet car on a amélioré la moto petit à petit, jour après jour. On est serein.
 
Comment se présente l’ensemble du Championnat du Monde 2009 ?
 
C’est un peu plus complexe car ça dépendra d’abord du résultat que nous obtiendrons aux 24 H du Mans. Une bonne place au Mans permet d’avoir un peu de tranquillité par la suite. C’est un championnat qui sera intéressant. Nous travaillons avec comme objectif de développer nos produits tout au long du championnat et c’est ça qui est important. »