24 H : Barry Veneman pour un doublé
Endurance24 H : Barry Veneman pour un doublé
Vainqueur des 24 Heures 2008 sur Suzuki avec Guillaume Dietrich et William Costes, le Néerlandais Barry Veneman est de retour, cette fois sur la GSX-R n°1, avec comme coéquipiers Vincent Philippe et Guillaume Dietrich. (Photo : Merci à Michel Picard)
En 2008, Veneman a effectué une très belle fin de saison en Championnat du Monde Supersport, avec notamment la deuxième place à Magny-Cours, terminant huitième au classement final.
 
Comment se passe le début de saison en Supersport ?
 
L’année dernière s’est très bien terminée et je pensais commencer cette saison au même niveau. Mais nous avons eu des difficultés pendant l’hiver, nous avons perdu notre sponsor et il était difficile d’en trouver un nouveau. Nous avions un désavantage par rapport aux autres. Phillip Island a été difficile car le pneu a baissé de rythme. On savait que ça allait arriver, mais c’est venu plus tôt que prévu et je n’ai pu finir que treizième. Au Qatar, on a eu beaucoup de problèmes lors des essais avec un des moteurs et j’étais 18ème sur la grille, ce qui n’est pas bon en Supersport. J’ai fini 10ème et j’étais assez satisfait car les temps au tour étaient constants, mais j’étais trop loin au départ pour espérer mieux. La 8ème place de Valencia était meilleure, mais pas suffisante. Il faut être dans le top 5.
 
Après ta victoire aux 24 Heures du Mans l’an dernier, tu as eu un bon accueil en rentrant aux Pays-Bas ?
 
Oui. J’étais arrivé au Mans vierge dans cette discipline. Je ne savais pas comment faire. Finalement après la victoire, l’accueil a été excellent en Hollande. L’endurance n’y est pas encore très populaire, mais c’est la deuxième fois qu’un Néerlandais gagne Le Mans et ça a fait du bruit. Tout le monde de la moto en a parlé bien sûr, mais aussi le plus grand quotidien hollandais et j’ai aussi été invité à un programme de télévision qui s’appelle « Holland Sport » qui est le meilleur du genre. Ils parlent toujours de football et de patinage de vitesse sur glace, mais jamais de sports mécaniques. Enfin pour une fois ce fut le cas. Maintenant les gens connaissent l’endurance et ils savent que ça fait partie de la course. Ils se rendent compte que courir 24 heures avec une moto proche de la série, c’est de la vraie course.
 
Comment se sont passés cette année les tests pour les 24 Heures ?
 
Vraiment bien. L’an dernier, pour être honnête, j’ai eu du mal à m’habituer à une moto d’endurance car j’ai l’habitude du Supersport qui se pratique en individuel. En endurance, il y a trois pilotes et on a donc un compromis au niveau des réglages car chacun des trois doit pouvoir la piloter. L’année dernière, ce ne fut pas facile. Cette année on a la K9, la Suzuki GSX-R 2009, et c’est nettement mieux. Je roule maintenant avec Vincent Philippe et Guillaume Dietrich. Guillaume, je le connais bien, Vincent est un très bon pilote, je l’aime bien en temps que pilote comme en temps que personne. Nous nous entendons bien tous les trois, et comme le team est plus petit cette année il est plus facile de faire des modifications. Je pense qu’on a une bonne chance, mais l’opposition est très relevée. Il y a Michelin avec le test team, Kawasaki avec Julien (da Costa), le GMT, tout est possible. Le SERT est bien sûr une des meilleures équipes du paddock. Ils sont amusants mais ont aussi la volonté de gagner. L’an dernier, je suis venu et j’ai juste fait mon travail. J’ai écouté William Costes en raison de son expérience et j’ai fait ce qu’il me disait de faire. Maintenant je sais à quoi m’attendre, je connais ce qui est important et ce qui ne l’est pas. Je viens pour gagner.