125 : Louis Rossi est confiant
125 : Louis Rossi est confiant Avec Johann Zarco (dont l'interview complète sera à découvrir dans le prochain opus du magazine Sport-Bikes), Louis est l'un des deux derniers représentants tricolores en GP 125. Il découvre à Estoril l'Aprilia RSW du team Matteoni. Interview.
Louis, tu changes de team cette année, direction Matteoni…
Oui, encore un team italien, mais cette fois avec Matteoni. Je suis plutôt content de ce changement, d’autant que ça s’est fait relativement tôt dans l’année. Ça m’a permis de passer un hiver serein. J’avais le choix entre plusieurs équipes, et j’ai choisi Matteoni car ce sont des gens expérimentés, qui m’ont été conseillés par Frédéric Corminboeuf et Alain Bronec. J’ai confiance, le premier jour de roulage effectué hier m’a fait bonne impression. Je m’entends bien avec tout le monde dans l’équipe, on arrive à communiquer, donc je me sens à l’aise. C’est important. Maintenant, c’est un peu tôt pour se prononcer sur quoi que ce soit, mais il n’y a pas de souci.

Tu découvres une nouvelle machine. Quelles sont tes premières impressions ?
Je connais bien l’Aprilia RSW. Je pilotais un modèle sensiblement identique l’année dernière. Mais c’est effectivement la première fois que je roule avec la moto du team Matteoni. Et par rapport à mon ancienne machine, il y a déjà deux ou trois petits soucis qui ont disparu, notamment au niveau de la prise des gaz. Avant, j’avais un à-coup, qui n’existe plus sur cette moto, et ça m’enchante.

Tu ressens une grosse différence avec les RSA usines de tes adversaires ?
Bien sûr, il y a une différence. Maintenant, je n’ai pas à me plaindre de mon matériel. Je ne l’exploite pas encore à 100%. Quand je vois ce qu’ont fait Johann (Zarco, ndlr) ou Tomoyoshi Koyama l’année dernière avec une RSW, je me dis que j’ai encore du boulot. Je dois notamment progresser sur les accélérations.

Quels sont tes objectifs cette saison ?
Ça va être de marquer des points à toutes les courses, être plus régulier que l’année dernière, et essayer de rentrer dans le top-10 quand ce sera possible. Je pense qu’on en est capable.

Crains-tu des
pilotes en particulier ?
Je ne sais pas trop. Je pense que je vais me bagarrer avec des gens comme Marcel Schrotter et compagnie, donc des gens qui ont déjà un peu de bagage technique. Maintenant, je ne crains personne en particulier. Il faut déjà que nous nous étalonnions lors de la première course pour savoir où nous en sommes. Mais je t’avoue n'en avoir aucune idée, et totalement rien à faire… (Rires) Pour l’instant, je découvre la moto, l’équipe, et c’est la première fois qu’on me fait me poser cette question.

Que penses-tu de l’arrivée prochaine des Moto3 4-temps ?
La 125 2-temps est vouée à disparaître. Ça reste quand même selon moi la meilleure école du pilotage, pour apprendre à passer vite en virage et à être précis. Mais la transition va se faire. Ça s’est bien passé lors du passage de la 250 au Moto2. Il n’y a pas de raison que ça ne le fasse pas pour celui de la 125 au Moto3.