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Accueil -> News -> La douleur des gladiateurs
La douleur des gladiateursLe plaisir et l'excitation que procure le pilotage en course ont une contrepartie : la douleur, qui suit le pilote plus ou moins tout au long de sa carrière. Pourquoi certains acceptent-ils stoïquement ce que la grande majorité fuit ? Colin Edwards exprime un point de vue intéressant à ce sujet. Un jour Christian Sarron, alors jeune pilote, dit à un jeune journaliste : "Evite de taper sur l'épaule d'un pilote, de lui donner une claque dans le dos ou de lui serrer la main trop fort, parce qu'il a toujours quelque chose de plus ou moins cassé."
Raymond Roche expliquait : "Quand elles voient un pilote se relever immédiatement après une chute à la télé, certaines personnes pensent que ça ne fait pas mal. C'est faux. Ça fait toujours mal. Si quelqu'un pense qu'une chute n'est pas douloureuse parce qu'elle n'a lieu qu'à 130 km/h, il n'a qu'à monter en passager dans une voiture et sauter en marche à 130km/h."
Pour supporter la douleur, certains ont recours à la force de l'esprit. "Il suffit d'ignorer la douleur pour lui résister," écrivait Shantideva. "L'esprit (immatériel) ne peut jamais être frappé; s'il est atteint par la douleur physique, c'est à cause de son attachement au corps".
Colin Edwards a un point de vue intéressant sur la question. Pour Texas Tornado, "Nous sommes des gladiateurs. Quand tu es tout jeune et que tu vois les pilotes chuter, se fracasser le dos, se casser le bras, puis ensuite faire fondre le plâtre sous la douche pour pouvoir courir la semaine suivante, c'est un truc de fou. C'est simplement comme ça que nos câbles internes sont connectés. Nous voulons toujours entrer dans l'arène. Nous sommes des gladiateurs."
Photo : Colin Edwards (bras levé) au GP de San Marino 2009 (© PSP Stan Perec)
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